Améliorer l’environnement au potager

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Par Martine Veillette
Améliorer l’environnement au potager

Les propriétaires du Potager Mont-Rouge Halte-Gourmande, à Rougemont, souhaitent améliorer leur empreinte écologique.
La bourse de 25 000 $ du ministère de l’Économie et de l’Innovation dont Philippe Beauregard a hérité apportera la motivation supplémentaire pour concrétiser le projet. Lui et sa sœur, Marjolaine Beauregard, ont acheté la ferme en 2016. Depuis, ce ne sont pas les projets qui manquent pour faire croître l’entreprise familiale.
Le duo étudie toutes les options lui permettant de réduire la quantité de matières destinée aux poubelles. « On est sensibilisés à ça. On veut en faire une priorité. On voit que les poubelles se remplissent vite. La bourse apportera du sérieux au projet. On a commencé en 2016 et on avait d’autres priorités à ce moment-là », indique M. Beauregard.
Sa conjointe possède une maîtrise en gestion des matières résiduelles. Elle sera une ressource importante pour les aider.
De plus, les agriculteurs tentent d’utiliser moins de pesticides en utilisant des filets anti-insectes. « Le bio fait peur parce que c’est énorme, mais c’est un bel objectif », dit-il.
Ils utiliseront également un lecteur de sonde d’humidité qui enverra des alertes lorsque l’irrigation sera nécessaire. Cela permettra d’économiser l’eau.
L’entreprise agrotouristique permet aux visiteurs de faire l’autocueillette de différents légumes et fruits selon la période de l’année. Les propriétaires ne cessent de faire évoluer le commerce et d’offrir de nouvelles variétés. Par exemple, cette année, il sera possible d’y cueillir des patates douces. Éventuellement, des asperges et des framboises s’ajouteront à ces autres produits : fraises, pommes, maïs, tomates, poivrons, aubergines, oignons, citrouilles et courges.
M. Beauregard indique qu’ils ont également cultivé des fraises en serre cette année. La serre était sur le terrain lorsqu’ils ont acheté, mais ils ne l’avaient pas encore exploitée.

« On est sensibilisés à ça. On veut en faire une priorité. On voit que les poubelles se remplissent vite. » – Philippe Beauregard

L’aventure de la bourse

Afin de mettre la main sur la bourse, M. Beauregard a dû passer par différentes étapes. D’abord, avant le 17 décembre, il devait soumettre sa candidature en présentant un dossier. Il a finalement déposé celui-ci à minuit moins une.
Il explique que lorsqu’il a pris connaissance du concours, c’était le temps des courges. Il avait « la tête ailleurs » et était fort occupé. Un peu avant la date limite, sa sœur lui a demandé s’il était inscrit.
« Je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer la chance; d’un coup ça marcherait… », raconte l’entrepreneur de 28 ans.
Le Rougemontois a finalement remis sa candidature à la date limite. En février, il a reçu un appel lui disant qu’il passait à l’autre étape, celle de l’entrevue. Celui qui est étudiant en MBA à temps partiel à l’Université Laval était en période d’examens en même temps. Afin de réussir les deux, il a demandé de l’aide à l’une de ses enseignantes dont une section du cours porte sur le pitch de vente. Elle a accepté de l’aider.
« Des fois, je trouve que je mène une vie de fou. Dans ce cas précis, ça a payé de me démener », soutient M. Beauregard.

Une vie sur la ferme

Lui et sa sœur ont été élevés sur la ferme de leurs parents, située à côté de celle qu’ils ont achetée. Ces derniers les aident dans leur projet agrotouristique. L’entrepreneur avoue que sans ce coup de main, il ne pourrait suivre son MBA.
Les enfants de Robert Beauregard et Marielle Farley ont grandi en cultivant des fruits et des légumes qu’ils vendaient au marché Jean-Talon.
La bourse d’honneur
Au total, 75 bourses ont été accordées par le ministère de l’Économie et de l’Innovation, à raison de trois à huit bourses par région. La Montérégie a obtenu le maximum possible.
L’objectif de ces bourses est de compléter l’offre de financement traditionnel et de stimuler l’entrepreneuriat au Québec. La valeur maximale était de 25 000 $ chacune.
Les participants devaient être des entrepreneurs âgés entre 18 et 35 ans qui mènent un projet visant la création d’une nouvelle entreprise ou le développement d’une entreprise en activité depuis moins de cinq ans.
Savannah Tardif, de l’entreprise Cosmétiques Be-U, à Carignan, et Thierry Darrigrand, des Équipements AtlasBarz, à Chambly, ont aussi reçu une bourse.

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