Vallée-du-Richelieu : parrainage civique
L’organisme Parrainage civique de la Vallée-du-Richelieu propose à des bénévoles de partager des moments avec des personnes souffrant d’une déficience, d’un trouble ou d’un problème de santé mentale. L’objectif est d’égayer la vie de chacune des deux personnes.
Cela peut être simplement une tasse de café sur une terrasse, une visite dans un musée ou encore cuisiner ensemble. L’association Parrainage civique de la Vallée-du-Richelieu propose de vivre ces moments entre des bénévoles, faisant office de parrains, et des personnes souffrant d’un problème de santé mentale, remplissant le rôle de filleuls.
Pour Merlin Fournier-Jean, directeur général de la structure, l’échange entre les deux protagonistes ne va pas dans un seul sens. « On crée des relations d’amitié. Il peut être compliqué de trouver des bénévoles, car lorsqu’on parle de déficience mentale, les gens ont généralement des a priori négatifs. Néanmoins, nos membres sont faciles et, au bout du compte, les gens sont agréablement surpris, car les échanges sont très humains. En connaissant davantage notre public, on peut adapter les activités afin que tout le monde y trouve son compte. »
Révélation
Le dirigeant insiste sur le fait que ces échanges sont primordiaux pour ce public touché par un simple retard mental, le spectre de l’autisme ou encore le trouble de l’attention.
« Naturellement, ces personnes se retrouvent en marge de la société. Imaginez que pour certains, il est difficile de se rendre à l’épicerie car la lumière, voire la musique sont trop fortes. Les façons de faire dans notre société ne sont pas toujours adaptées à nos clients. Ils se retrouvent donc isolés avec leur famille, le personnel de santé ou encore des personnes souffrant du même mal comme unique lien social. Le niveau de stimulation reste donc bas. »
Tous gagnants
Merlin Fournier-Jean explique aussi comment le parrain ressort vainqueur de cet échange. « Les filleuls sont des personnes très authentiques et très humaines. Elles veulent être vues comme tel avant le handicap. Ces relations d’amitié sont d’égal à égal, chacun vient avec son bagage et ses sentiments. Le parrain ressort aussi avec un moment partagé, de la satisfaction personnelle d’avoir aidé quelqu’un et une certaine forme d’accomplissement. »
Les belles histoires nourrissent le quotidien des cadres de Parrainage civique de la Vallée-du-Richelieu. Parmi elles, Merlin Fournier-Jean en livre une. « Parrain et filleul sont restés amis pendant 35 ans. L’histoire s’est malheureusement terminée par un décès. Le parrain encourageait son filleul à prendre des cours d’alphabétisation. Ce dernier s’est développé au fil du temps avec un cercle social où il était très aimé. On peut même dire qu’il a fleuri dans cet environnement. Il faut savoir que la famille ne peut pas tout apporter à une personne souffrant d’un problème mental, sinon on tourne en rond. Les amis, c’est bien aussi. »
Pour plus de renseignements, vous pouvez visiter le site Internet pcvr.ca ou appeler au 450 464-5325. L’organisme est actif de Chambly à Sorel-Tracy.
