Vallée-du-Richelieu et Rouville : un esprit des Fêtes à diffuser chez les jeunes

Dans les régions de la Vallée-du-Richelieu et de Rouville, plusieurs organismes se sont mobilisés ces dernières semaines pour aider les foyers en difficulté durant la période de Noël. Cet élan de générosité arrive-t-il à se transmettre aux jeunes générations ?

Léon Sansoucy a 82 ans. L’ancien Grand Chevalier des Chevaliers de Colomb de Marieville est accompagné, en cette matinée de décembre, par Serge Théberge, 72 ans, et Suzie Audet, 75 ans. Ils ont en charge d’organiser les denrées récoltées lors de la guignolée de Marieville.

« La guignolée leur permet de voir ce que c’est que d’aider. » – Léon Sansoucy

Lors de cette fin d’année, ils s’entourent d’autres bénévoles pour récolter denrées et argent afin de les redistribuer. Parmi eux, des enfants viennent donner un coup de main ponctuellement. « Cela nous prend 72 personnes pour la guignolée, explique-t-il. Je vois bien que les demandes sont de plus en plus importantes sur Marieville et Sainte-Angèle-de-Monnoir, territoire que je couvre en donnant des bons alimentaires chaque semaine. L’épicerie coûte plus cher. Mais voilà, le bénévolat n’est plus le même que par le passé. »

Modèle de société

Léon Sansoucy explique ce phénomène par l’évolution de la société. « Les jeunes ont moins de temps qu’auparavant. Aujourd’hui, l’homme et la femme travaillent. Le soir, il faut faire à manger et s’occuper des enfants. Il ne reste plus de temps à donner. » Ainsi, l’ancien Grand Chevalier n’est pas surpris de voir moins de jeunes s’engager volontairement dans le communautaire. « Cela m’inquiète, car les associations auront plus de difficulté à organiser leur relève. Peut-être qu’un jour, quelque chose pourra changer ça. »

Néanmoins, les Chevaliers de Colomb ont su attirer du public pour la guignolée 2025. « De nouvelles personnes sont venues, dont des jeunes, poursuit Léon Sansoucy. Ce sont des écoliers du primaire ou encore des jeunes de l’école Monseigneur-Euclide-Théberge. Il existe une sensibilisation à l’entraide. Cela peut permettre de perpétuer cet état d’esprit. La guignolée leur permet de voir ce que c’est que d’aider. »

À Chambly, Robert Bellerose, Grand Chevalier des Chevaliers de Colomb, connaît à peu près le même phénomène. « C’est sûr que les personnes retraitées ou en préretraite sont plus visibles que les jeunes dans notre organisation, car elles ont plus de temps libre. De plus, les gens travaillent plus longtemps. La preuve, j’ai une amie retraitée qui a repris le travail en contrats, car les entreprises ont des besoins. »

Collaboration

Pourtant, Robert Bellerose assure que la jeune génération est présente lors des événements. « Nous travaillons avec les jeunes de la paroisse. Lors de chaque messe du premier dimanche du mois, nous invitons les gens à nous rejoindre pour participer à nos activités. »

Aussi, au même titre que l’entraide avec le Centre d’action bénévole de Marieville et la structure de Léon Sansoucy, la section de Chambly des Chevaliers de Colomb travaille conjointement avec Aux sources du Bassin de Chambly. « C’est une belle collaboration, poursuit Robert Bellerose. On est satisfaits de la participation des jeunes. »