Une femme influente

Une entrepreneure de chez nous fait partie des 100 femmes d’affaires influentes de la nouvelle campagne, « La force de l’impact », lancée par Femmessor.

Les 100 entrepreneures, dont les noms ont été dévoilés le 10 novembre dernier, ont été choisies en fonction d’une série de critères liés au développement durable, et bénéficieront d’un rayonnement « sans précédent ». Parmi elles se glisse Sandrine Milante, présidente d’Ecolopharm Inc, une entreprise de Chambly qui développe et offre des solutions d’emballage écoresponsables aux pharmaciens.

36 %

Ce serait la proportion des postes cadres occupés par des femmes l’an dernier

Les critères de sélection

On explique que la poursuite du maximum d’objectifs fixés par l’ONU pour créer un monde meilleur a été déterminante dans le processus de sélection des entrepreneures. Lutter contre la disparité et le gaspillage, promouvoir le bien-être et favoriser l’accès aux soins de santé,  et encourager le recyclage et l’usage d’une énergie propre et abordable en font partie. C’est en répondant à plusieurs de ces objectifs par son travail que Mme Milante a séduit le jury, présidé par nulle autre que Danièle Henkel, sommité de l’industrie des cosmétiques.

Dans son portrait vidéo de la campagne EntrepreneurEs de l’année passée, Mme Milante avait raconté qu’elle ne se doutait pas qu’elle serait un jour à la tête d’une entreprise. « Je n’ai jamais véritablement pensé que je serais cheffe d’entreprise dans ma vie. J’avais pris une voie bien différente pour enseigner à l’université. »

L’un des trois coups de cœur

En plus de faire partie des seules cinq entrepreneures à représenter la montérégie au sein de cette élite, Mme Milante fait partie des trois « coups de cœur » élues par le jury. Des portraits vidéo et podcasts seront réalisés pour offrir une visibilité médiatique importante aux 3 entrepreneures coups de cœur,  à la télévision, à la radio, dans la presse écrite et sur le web.

L’entrepreneuriat au féminin

Subventionnée par le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI), l’organisation Femmessor vise à favoriser la création, la croissance et l’acquisition d’entreprises dirigées et détenues par des femmes dans les 17 régions du Québec. Elle offre des services d’aide à deux volets, en ressources financières et en accompagnement.

« Avec cette campagne, nous voulons mettre de l’avant des entrepreneures d’exception qui contribuent à la création d’un monde meilleur, mais aussi créer un vaste mouvement afin d’inspirer d’autres entrepreneures à passer à l’action. Par le biais de cette campagne, Femmessor se positionne non seulement comme une organisation de soutien à l’entrepreneuriat féminin, mais comme leader de changement dans le Québec de demain, en prônant un nouveau modèle économique plus résilient et plus respectueux des humains et de l’environnement. », mentionne Sévrine Labelle, Présidente-directrice générale de Femmessor.

Les 100 femmes récompensées d’une place au sein de cette élite seraient « issues de tous les horizons » et proviendraient « des quatre coins du Québec ».

« Œuvrant dans le développement de l’entrepreneuriat féminin depuis 25 ans, Femmessor a toujours été à l’avant-garde dans ses différentes actions. Aujourd’hui plus que jamais, il nous apparaît essentiel de nous investir activement dans le Québec Inc de demain, en prônant un nouveau modèle économique plus résilient, plus vert et encore plus inclusif. Avec cette campagne, nous voulons mettre en scène des actrices de changement qui, tout comme nous, mettent en œuvre des actions concrètes pour transformer la société. », ajoute Guylaine Caux, présidente du conseil d’administration de Femmessor.

Un portrait en statistiques

Selon Statistique Canada, en date de l’année passée, ce sont 36 % des postes de cadres qui étaient occupés par des femmes au Québec, contre 64 % détenus par des hommes. Diverses institutions médiatiques et agences de recherche rapportent toutefois que depuis la pandémie, le renforcement de la présence des femmes dans le marché du travail a connu un recul sans précédent, puisqu’une bonne partie d’entre elles se sont retrouvées femmes au foyer pendant le confinement. Quant à la question des salaires, le Centre canadien de politiques alternatives indique que sur les 1200 dirigeants de 249 grandes sociétés publiques du Canada, les femmes ne gagneraient que 0,68 $ pour chaque dollar versé à leurs homologues masculins.

Question aux lecteurs :

Que pensez-vous des initiatives visant à encourager la présence des femmes dans certains milieux ?