Chambly : des feux de forêt qui endommagent la qualité de l’air

L’air de Chambly a perdu en qualité lors de la propagation de la fumée des feux de forêt venue de l’Ouest canadien. Des stratégies existent pour bénéficier d’une atmosphère respirable.

« Les 3 et 4 août, la qualité de l’air en Montérégie a été mauvaise à cause des effets de la fumée des feux de forêt actifs dans l’Ouest canadien, qui a affecté les concentrations de particules fines. » Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs souligne ce phénomène qui a déjà eu lieu par le passé.

« Les feux à ciel ouvert sont strictement interdits. » – Ville de Chambly

Une semaine avant, l’air était bien plus respirable sur Chambly, selon l’une des stations de l’Information sur la qualité de l’air à proximité, située à Brossard. « Les principaux facteurs qui influencent la qualité de l’air sont la localisation des sources de contamination, les conditions météorologiques et les caractéristiques topographiques de la région, poursuit le Ministère. Toute action visant à réduire l’émission de contaminants dans l’atmosphère contribue directement à l’amélioration de la qualité de l’air et à la protection de la santé publique. »

Actuellement, l’air est affiché à un indice de 20 à Brossard, de 21 à Longueuil et de 14 à Saint-Jean-sur-Richelieu. « De 1 à 25, il est possible de profiter pleinement des activités extérieures, assure la structure. De 26 à 50, la qualité de l’air est acceptable avec peu de risques pour la santé. Au-dessus de 50, les personnes les plus vulnérables, comme les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes de problèmes respiratoires ou cardiaques, pourraient être affectées. Pour cette raison, il leur est recommandé de diminuer leurs activités physiques à l’extérieur. »

Politique municipale

Afin de participer à la préservation, voire l’amélioration de l’air sur Chambly, la municipalité a mis au point plusieurs actions. « Afin de répondre aux enjeux liés aux émissions locales de gaz à effet de serre, nous avons mis en place une démarche de participation publique, assure la Ville. L’objectif est de développer, de concert avec la collectivité, des mesures qui inciteront à l’adoption de bonnes habitudes pour l’ensemble des citoyens et acteurs municipaux. Celle-ci est en cours. »

Parmi les mesures déjà en place, on retrouve une volonté de mettre en valeur le vélo.

« Nous favorisons également la mobilité active grâce au développement et à l’entretien du réseau cyclable, accessible toute l’année, facilitant les déplacements à vélo à l’intérieur de la ville et vers les municipalités voisines, affirme la Ville. Cette action contribue à encourager l’utilisation de modes de transport parallèles au transport motorisé, grand gagnant des émissions globales à Chambly, pour un total de presque 63 % des émissions de la communauté. »

Si l’humain peut agir, les arbres aussi. Pour cela, Chambly a adopté une Politique de l’arbre. « La protection de la canopée urbaine est assurée par une réglementation sur la présence d’arbres sur les terrains privés et par l’entretien continu des arbres publics. Chaque année, des arbres sont également distribués aux citoyens, accompagnés de conseils d’entretien, pour verdir les quartiers et améliorer la qualité de l’air. Les résidents de Chambly pourront d’ailleurs s’inscrire avec leur carte citoyenne dès le 11 août pour recevoir un arbre. »

Concernant les voitures, la Ville se positionne clairement sur l’électrique. « La flotte municipale est progressivement modernisée avec des véhicules électriques ou à faible consommation, et un programme de subvention est offert aux citoyens pour encourager l’installation de bornes de recharge à domicile, le tout dans le but de réduire l’importance des véhicules à moteur à combustion. »

Des résultats

Enfin, les feux extérieurs sont à éviter sur le territoire. « Les feux à ciel ouvert sont strictement interdits. Seuls les foyers extérieurs conformes sont autorisés, à condition qu’ils soient faits de matériaux résistants à la chaleur, munis d’un pare-étincelles, et installés à des distances sécuritaires des bâtiments et des matières combustibles. Cette mesure vise à limiter les émissions de fumée et les risques d’incendie. »

Les efforts collectifs sur le territoire et, plus largement au Canada, ont un effet sur l’air en général, assure le Ministère de l’Environnement. « Les concentrations des principaux contaminants atmosphériques suivent généralement une tendance à la baisse depuis plusieurs années. Toutefois, une légère hausse des concentrations des particules fines a été observée au cours des dernières années et est attribuable à l’empreinte des feux de forêt. »