Sainte-Angèle-de-Monnoir : au coeur des éoliennes
Le projet des éoliennes divise du côté de Sainte-Angèle-de-Monnoir. Un couple de citoyens en faveur de l’installation des quatre bâtiments a décidé d’assumer publiquement son opinion.
Devant leur entreprise de béton, installée le long du chemin du Vide à Sainte-Angèle-de-Monnoir, Lise Dufour et Patrick Robert ont décidé de ne pas se cacher. Alors que le débat sur l’installation de quatre éoliennes fait rage, ils assument leur vision de pousser ce projet par un panneau qui détonne parmi ceux réclamant son abandon.
« L’éolien fait partie des méthodes d’avenir, on s’en va par là. » – Lise Dufour
Conseillère municipale, Lise Dufour explique son choix. « D’abord, ce ne sont que quatre éoliennes. De plus, elles seront installées loin de chez nous et ce n’est pas plus laid qu’un poteau électrique. » Patrick Robert, son conjoint, s’est aussi lancé en tant que candidat à un poste de conseiller municipal. « On a consulté un avocat, c’est autorisé, sourit-il. Je le fais car je suis originaire du village et je peux apporter ma pierre à l’édifice. Mon objectif est de limiter les taxes, sans couper le budget partout, et de favoriser les infrastructures. »
Rumeur
Mais dans un village riche de près de 2 000 habitants, les rumeurs vont vite. Le bruit court que le couple souhaite prendre place au sein du conseil municipal pour favoriser le projet éolien Monnoir et ainsi participer à la construction des éoliennes grâce à son entreprise de béton. Un possible confit d’intérêts très gênant. « Oui, j’en ai entendu parler, poursuit Lise Dufour. Mais c’est complètement faux.
D’abord parce que l’on n’a pas le temps, car nous avons beaucoup de projets en route, mais aussi, nous n’avons jamais eu de demande de soumission pour cela. » Patrick Robert d’ajouter « J’ai tout le Québec pour réaliser un projet ».
Lise Dufour revient sur le débat, au sujet des éoliennes, qui divise actuellement le village en deux. « C’est difficile de faire passer un projet dans un tel village. Mais il faut sortir de notre zone de confort. »
Des arguments
Pour répondre aux divers arguments des partisans du « non » parlant d’écologie, du paysage et des valeurs immobilières de leurs maisons, la conseillère sortante voit des avantages. « C’est très intéressant économiquement. On parle d’une redevance d’au moins 150 000 $ selon l’inflation, en plus de la réparation des rues utilisées pour le projet. De plus, l’éolien fait partie des méthodes d’avenir, on s’en va par là. Nous avons du vent sur notre territoire. Donc, nous pouvons nous l’autoriser. J’ai l’impression que si je ne me représentais pas, on deviendrait une ville fantôme. »
Le dossier reste dans les mains du conseil municipal, fraîchement élu, mené par sa nouvelle mairesse Caroline Channell.
