Sainte-Angèle-de-Monnoir : travaux à la paroisse sans subvention
Les travaux de l’église de Sainte-Angèle-de-Monnoir s’entament sans l’aide financière du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ).
La paroisse de Sainte-Angèle-de-Monnoir possède une cote régionale C qui lui permet d’effectuer des demandes d’aide financière auprès du CPRQ.
Or, faute d’argent, le CPRQ ne pourra plus honorer son mandat. Les programmes d’aide en restauration et en requalification du patrimoine religieux ont été suspendus par le ministère de la Culture et des Communications puisque les demandes dépassent la capacité d’investissement. « On comptait beaucoup sur la subvention du CPRQ », indique Eliane Degeer, présidente de la paroisse. L’an dernier, la paroisse angèloirienne avait fait la demande de subvention mais n’avait pas été retenue.
Coût estimé à 40 000 $
Eliane Degeer précise que le conseil du lieu de culte a opté pour mettre en branle le processus de maintien et de réparation dès septembre. En priorité, l’un des murs extérieurs de l’église est ciblé. On s’attaquera à une fissure visible qui s’étire sur la paroi. Le coût des travaux est estimé à 40 000 $, « sans imprévus ». Durant cette manœuvre, les services offerts par l’église ne seront pas interrompus.
Financer les réparations
Pour couvrir les travaux et les dépenses liées à l’entretien régulier, les membres de l’église mettent sur pied diverses activités de financement. Le tirage paroissial et les multiples soupers-bénéfice contribuent à la cause. Le traditionnel souper spaghetti, le 14 septembre, au Centre communautaire Charles-D’Auteuil, aidera aussi.
Du 5 au 7 septembre se dérouleront les Journées du patrimoine religieux. Des activités telles que des visites guidées, concerts, expositions et conférences seront notamment proposées. Le dimanche de cette fin de semaine, L’Ensemble vocal de l’Écluse se produira en spectacle. L’orgue, restauré à l’automne dernier, vivra sa première sortie officielle publique.
Eliane Degeer nuance toutefois qu’avant d’amasser des fonds, l’objectif demeure d’être au coeur de la communauté du village. « Plus les portes sont ouvertes, plus c’est accueillant, invitant, et plus les gens sont présents », détermine-t-elle. Des activités musicales ou de méditation rallient la population.
Différence entre fidèles
La présidente note différents types de fidèles. « Il y a vraiment diverses spiritualités. Il y a des gens plus conservateurs, plus ouverts d’esprit, plus tournés vers la nature, etc. Il faut être à l’écoute. C’est ça, l’Église de demain : être ouvert, présent et être capable de diversifier », estime Mme Degeer.
