Rouville : un engagement bénévole qui symbolise Noël
Des résidents de la MRC de Rouville se mobilisent à l’occasion de Noël. Entre actions et dons, ils s’investissent pour les autres à leur manière.
« Ce n’est pas possible qu’il y a des gens tristes à Noël. » Andrée Bellavance participe à l’organisation de la guignolée de Saint-Mathias-sur-Richelieu. « On s’y est habitués, reprend-elle. Les gens participent beaucoup. Pour ce Noël, on a confectionné 30 paniers cadeaux pour les personnes en difficulté dans le village. »
La guignolée de Saint-Mathias a aussi livré ses colis. Pour récolter les dons, l’organisation peut compter sur Angèle Riopel. « Je fais du porte-à-porte pour récolter les denrées et l’argent avec ma petite-fille, sourit-elle. Elle adore l’expérience. De mon côté, j’aide aussi à l’organisation de la nourriture, mais il faut regarder les dates de péremption! C’est quelque chose, comme travail! Ça me fait plaisir de donner. C’est une fierté, même! J’ai été dans le besoin et je sais ce que c’est de voir les gens travailler pour les autres. »
France Desautels œuvre aussi à la guignolée de Saint-Mathias. Elle s’oriente vers le tricot parmi plusieurs activités auxquelles elle participe. « Je le fais à l’année pour réaliser des couvertures pour bébés lors de la guignolée. Je prépare la guignolée et j’achète des peluches. Noël est synonyme d’amour et de joie. J’ai du temps à donner et mon mari Gilles nous aide aussi pour porter les cartons lourds. »
Entraide
Si certains mettent la main à la pâte, d’autres prêtent leurs équipements. C’est le cas de la marina de Saint-Mathias, qui permet à la guignolée d’entreposer tout son stock avant de le redistribuer aux familles. « C’est la troisième année que nous l’organisons, confirme Luc Bibollet, directeur général et actionnaire de la structure. On libère de la place pour installer les tables. Cela nous semblait intéressant de pouvoir aider de cette manière. Les gens peuvent même venir en fin de semaine pour donner d’autres denrées avant la distribution à la mi-décembre. »
À Marieville, Léon Sansoucy a quitté son poste de Grand Chevalier des Chevaliers de Colomb l’été dernier, mais il reste actif. À 82 ans, il aide encore des familles dans le besoin. « Je remets, toutes les semaines, des bons alimentaires aux personnes que m’indique le Centre d’action bénévole (CAB) de Marieville. Nous n’avons pas le droit d’enquêter sur les gens que l’on aide. On a distribué 523 bons pour un total de plus de 74 000 $ durant l’année écoulée. Grâce à cela, 521 familles ont reçu à manger! »
Durant la guignolée, l’anonymat des personnes recevant l’aide est aussi respecté au moment de la redistribution. « On suit un ordre précis, poursuit l’octogénaire. On démarre par les familles les plus nombreuses pour finir par les foyers moins nombreux. »
Dans ces activités, Léon Sansoucy est loin d’être seul. À ses côtés, Serge Théberge s’occupe des finances. « L’argent s’en va à 100 % dans les bons alimentaires, souligne-t-il. Les gens voient que l’on s’implique beaucoup et que nous ne sommes pas à la cenne. On les remercie, d’ailleurs, pour leur générosité. Néanmoins, il reste un enjeu concernant la relève. Il faut davantage de jeunes! »
Autres opérations
Dans la salle adjacente au local situé au 246, rue Ouellette, Suzie Audet range des jouets. « On a lancé l’opération « Lutins de Marieville ». On invite les gens à faire un cadeau à un enfant qu’ils ne connaissent pas. Ils n’ont que le prénom et l’âge. »
Les Chevaliers de Colomb sont ouvertement catholiques. Un état de fait qui n’est pas un obstacle pour aider des personnes de tous horizons et de religions différentes. Un détail qui prend davantage d’importance depuis que l’immigration s’est diversifiée dans la région, il y a quelques années. « Je suis très à cheval là-dessus, assure Léon Sansoucy. On ne parle ni de religion, ni de politique. Nous sommes là pour aider la femme et l’orphelin, comme le cite notre mission. »
