Rouville : le pygargue représente un risque faible pour les animaux domestiques
Les plus fins observateurs ont pu apercevoir un pygargue à tête blanche (ou aigle à tête blanche) dans le ciel sur un territoire allant de Saint-Césaire à Chambly. Même si ce n’est pas sa priorité, le prédateur peut être un risque, limité, pour les chiens et chats de la région.
À l’évocation de le pygargue à tête blanche, Hélène sourit. « Cela fait 50 ans que j’habite à Saint-Césaire et je l’ai aperçue pour la première fois la veille. » Propriétaire d’un chien, elle ne se préoccupe pas outre-mesure de la présence de l’oiseau dans le ciel de Rouville. « Cela ne m’inquiète pas vraiment. »
Présence en progression
La présence du pygargue, qui se différencie de l’aigle par son régime alimentaire, n’est pas anodine dans ce coin de Montérégie. « La population de pygargue a quintuplé dans les 40 dernières années dans la province, souligne Ève Morin Desrosiers, du Ministère de l’Environnement. Elle a toujours été présente en Montérégie, mais elle est beaucoup plus abondante actuellement. La diète des pygargues à tête blanche (ou aigle à tête blanche) est principalement composée de poissons et de la sauvagine (canards, bernaches, oies). » Ainsi, la proximité de la rivière Yamaska ainsi que celle de Richelieu sont de parfaits terrains de chasse pour ce prédateur.
Néanmoins, il se peut que l’oiseau puisse s’attaquer aux animaux domestiques. « Les petits mammifères sont rarement dans leur menu, tempère Ève Morin Desrosiers. Il sera toutefois opportuniste et mangera les mammifères morts, lorsque disponibles. Les cas d’attaques de pygargue sur des animaux domestiques sont extrêmement rares. Par prévention, il vaut mieux garder son animal de compagnie (chien ou chat) à l’intérieur, surtout s’il est de petite taille.»
Si sa présence reste exceptionnelle, le pygargue pourrait bien devenir plus courante dans le secteur. « L’espèce est actuellement désignée comme étant »vulnérable » au Québec, assure le ministère de l’Environnement. Mais sa situation s’est grandement améliorée à la suite de mesures de réintroduction et de protection mises en place depuis les années 1970. »


