Rouville : le budget participatif en mode association
Utilisé par les municipalités, le budget participatif a été pratiqué par l’organisme Les Jardins de la Terre. L’équipe d’agriculteurs a bénéficié d’une enveloppe de 10 000 $ pour améliorer son cadre de vie.
C’est la première fois que l’organisme Les Jardins de la Terre a recours au budget participatif. L’idée est de laisser la parole aux membres de l’équipe sur l’utilisation d’une enveloppe financière, en l’occurrence 10 000 $. Les municipalités du secteur appliquent la même logique avec les citoyens.
Mais la structure Les Jardins de la Terre, basée à Saint-Paul-d’Abbotsford et qui accueille des personnes de Chambly et du territoire de Rouville, possède une certaine singularité. « Nous accueillons des personnes en réinsertion par le biais de l’agriculture, explique Marie-Salima El Kasmi, directrice générale de l’organisme. Chaque cohorte d’agriculteurs est présente pour cinq mois. De notre côté, nous voulions un projet sur le long terme. Si bien qu’il est intéressant de constater que chacun a pensé pour le suivant. »
La somme de 10 000 $ provient du Centre d’écologie urbaine, financé par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et de l’organisme Centraide Richelieu. « Nous avons interrogé chacun des membres de l’équipe au cours des deux dernières années, poursuit Marie-Salima El Kasmi. Une vingtaine d’idées se sont dégagées, mais ensuite, nous avons retiré celles qui n’étaient pas faisables. Nous avons marché sur le terrain pour voir ce que l’on pouvait améliorer. Notre choix s’est arrêté sur notre espace de pause. »
Aide bénévole
L’espace de pause figure à peu près au centre des différents champs. « Il est situé en plein vent. Donc, c’est une bonne chose en cas de fortes chaleurs, mais il avait besoin d’être équipé, sourit la directrice générale. Notre problème est qu’en termes de construction, il devait respecter nos valeurs écologiques et de développement durable. Par chance, un bénévole a pris de son temps pour installer l’ensemble gratuitement, sinon, cela n’aurait pas été possible. Désormais, nous pouvons avoir une zone d’ombre rafraîchissante avec même une fontaine d’eau! »
En bout de ligne, Marie-Salima El Kasmi est heureuse du processus réalisé. « Le budget participatif est un prétexte pour travailler la participation citoyenne. Chacun peut avoir un impact en écoutant et en discutant. Cela a créé des liens entre tous les membres et a renforcé le sentiment d’appartenance à l’organisme. »


