Rougemont : un terrain propice à la vigne

La météo changeante n’épargne pas les vignes du mont Rougemont. Mais le terrain se défend par des particularités qui lui sont propres.

En cette fin du mois de juin, le mont Rougemont a essuyé une énième précipitation, mais l’équipe de Coteau Rougemont est à pied d’œuvre pour surveiller et poursuivre ses cultures de raisin.

Venu de Gironde en France, Benoit Giroussens est directeur technique de Coteau Rougemont. Le spécialiste se réjouit des conditions de pousse de ses cultures. « Il est bien probable que les particularités du mont Rougemont soient uniques au Québec. Nous venons de vivre de nouvelles précipitations et la terre est déjà sèche. Nous pouvons venir travailler sereinement avec le tracteur sur la terre. »

Pour expliquer ce phénomène, Benoit Giroussens émet son point de vue. « La montagne offre un drainage naturel des sols. Les vignes sont placées en pente avec un sous-sol fourni de roches. Si bien qu’une fois tombée, l’eau se dirige rapidement vers la plaine, qui est composée de sable. C’est pourquoi notre terre est déjà sèche. »

Cuvée

S’il n’a pas à gérer l’évacuation d’eau, le directeur technique de Coteau Rougemont constate d’autres difficultés. « À cause de l’humidité et de la température, nous constatons le développement de champignons. C’est un peu les mêmes que ceux des tomates. Nous devons les combattre immédiatement. »

Et, en bout de ligne, quelles seront les caractéristiques de la cuvée Coteau Rougemont 2026? « C’est encore trop tôt pour le savoir, affirme Benoit Giroussens. Il reste encore pas mal de temps de culture avant de conclure. »