Richelieu : un Frère pour servir la communauté
Retrouvé sans vie dans la rivière Richelieu début avril, Michel Babin était un Frère oblat. À la retraite, il avait servi dans la communauté pendant près de 35 ans.
Michel Babin, 84 ans, était déclaré disparu depuis le 3 mars dernier. « Comme à son habitude, il était parti se promener jusqu’à la dernière rue de Richelieu, le long de la rivière, explique Jacques Laliberté, Supérieur provincial des Oblats de Notre-Dame-du-Cap. On s’est aperçus de sa disparition 45 minutes avant le repas. On a fait une recherche interne, car il notait toujours son heure de sortie. Comme nous avions constaté qu’il n’était pas rentré, nous avons appelé les autorités. »
Communauté autochtone
Le corps du malheureux a été retrouvé un peu plus d’un mois plus tard dans la rivière Richelieu à la hauteur d’Otterburn Park. Il a été formellement identifié la semaine dernière. « Les confrères et le personnel sont très affectés par sa disparition, confie Raymond Carrière, Supérieur des Oblats à Richelieu. C’était un homme très pieux, très en prière. Il aimait la nature et partait souvent marcher. Il avait aussi un talent pour les travaux manuels. »
L’engagement envers les oblats remonte aux années 60 pour Michel Babin. « Il a fait ses premiers vœux en 1962, souligne Jacques Laliberté. Il est ainsi parti dans la communauté autochtone innue du côté de Pessamit, à une cinquantaine de kilomètres de Baie-Comeau. Là, il s’occupait d’une salle pour les jeunes. Il gardait les lieux propres et utilisables. Aussi, il réalisait des travaux mineurs du presbytère et de l’église. Il a rempli sa mission pendant près de 35 ans. »
Pendant plus d’un mois, les services de police ont cherché Michel Babin dans la région. « Ils ont fait un travail extraordinaire, renchérit Raymond Carrière. Ils ont tout fait pour le retrouver. Des funérailles auront lieu et il sera inhumé dans le cimetière de la communauté des oblats. Une date est à déterminer. »
