Richelieu : la Ville refuse en majorité l’abattage d’arbres d’Hydro-Québec
La Ville de Richelieu refuse que 92 % des arbres à risque identifiés par Hydro-Québec (HQ), situés sur ses terrains, soient abattus.
HQ informe que « concrètement », elle prévoit effectuer environ une centaine d’abattages d’arbres à risque de causer des pannes et 80 portées de déboisement dans la ville de Richelieu.
Certains arbres à risque identifiés par Hydro-Québec se retrouvent sur des terrains appartenant à la Ville. Jacques Ladouceur, maire richelois, affirme refuser que 92 % de ces arbres soient coupés. z Ils m’ont demandé si j’étais au courant que 43 % des pannes sont causées par la végétation dans ce corridor. Oui, pour avoir vécu le verglas , je sais c’est quoi, manquer d’électricité », répond le maire. Il met l’accent sur la canopée. « Le couvert forestier, ça prime », estime-t-il. Trois arbres devraient être abattus au parc Marcel-Fortier. « Ils sont à abattre, on va faire avec, mais pour le reste, il n’en est pas question », s’objecte le maire. À long terme, il envisage un plan d’action permettant que des arbres soient plantés « au bon endroit ».
La fille de l’homme qui a planté
Claire Payment a vécu ses 73 années à Richelieu. C’est son père, Jean Payment, qui a planté les arbres (sauf les sapins) situés sur le terrain de l’église Notre-Dame-de-Bonsecours, il y a environ 80 ans. « C’était un amant de la nature », décrit Claire Payment, organiste à l’église.
HQ avait initialement ciblé dix de ces arbres à abattre. La fabrique de la paroisse a manifesté son désaccord. Après des discussions avec le propriétaire des arbres afin de « clarifier une confusion » entourant les termes du formulaire d’autorisation, la coupe de trois arbres a été autorisée. « Ça donne un choc. Ce ne sont pas que des arbres. Ils rendent service à toute une communauté. Tout est interrelié », définit Mme Payment. La Richeloise nuance. « Si un arbre est vraiment dangereux, je comprends qu’il faille l’abattre. Mais dix, ça me paraissait un peu trop », considère celle qui s’inquiète pour la canopée de sa ville.
Connu sous le nom de « Papa Joe », Jean Payment a été sacristain et secrétaire/trésorier pour la Ville. « Il serait sûrement triste. Il essaierait de comprendre le pourquoi », mentionne Mme Payment relativement aux interventions arboricoles de HQ.
Un arbre chez elle aussi
Claire Payment a reçu la visite d’un technicien forestier d’HQ. Il a ciblé un érable à abattre sur sa résidence. Elle a également reçu un courriel de la société d’État auquel il n’était pas possible de répondre. « Notre équipe technique en foresterie a identifié à l’aide de peinture orangée un arbre qui risque de venir accidentellement en contact avec des fils électriques et de causer des pannes à votre adresse.
Si nous communiquons avec vous aujourd’hui, c’est pour vous informer que nous devrons abattre cet arbre », est-il possible de lire. La Richeloise a rappelé le technicien forestier quelques jours plus tard afin de voir la possibilité d’élaguer, plutôt que de l’abattre. « Il m’a répondu « En vertu de la loi, si un arbre est marqué de rouge, il doit être abattu. Pour contester, les citoyens doivent envoyer une lettre au service à la clientèle, et si la demande est rejetée, une mise en demeure leur sera envoyée » », relate Claire Payment au journal. Nous avons tenté de parler avec le technicien forestier, mais il n’a pas retourné nos messages.
Des citoyens ont mentionné au journal avoir suivi le protocole de contestation d’abattage de leur arbre sans toutefois obtenir gain de cause.
Certains arbres à risque identifiés par Hydro-Québec se retrouvent sur des terrains appartenant à la Ville. Jacques Ladouceur, maire richelois, affirme refuser que 92 % de ces arbres soient coupés. « Ils m’ont demandé si j’étais au courant que 43 % des pannes sont causées par la végétation dans ce corridor. Oui, pour avoir vécu le verglas , je sais c’est quoi, manquer d’électricité », répond le maire. Il met l’accent sur la canopée. « Le couvert forestier, ça prime », estime-t-il. »



