Richelieu : en attente d’un procès concernant les Oblats

Un recours collectif amorcé depuis plusieurs années concernant de possibles abus sexuels commis par des oblats de Marie-Immaculé pourrait déboucher par un procès. L’avocat de la partie demanderesse en attend la date.

« Nous sommes sur le point de déposer le dossier cette semaine. Il reste à attendre la date du procès. » Alain Arsenault affirme être prêt. L’avocat du cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats représente la partie demanderesse dans un recours lancé contre les Oblats de Marie-Immaculée dont plusieurs sont accusés d’abus sexuels.

Pas de prescription

L’affaire a démarré il y a plusieurs années déjà. « Elle est née de l’Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées, précise l’homme de droit. La commission canadienne a fait le tour et des témoignages ont dénoncé des agissements de prêtres oblats. Ces femmes m’ont contacté pour les représenter et nous avons découvert des dizaines d’oblats dénoncés par plusieurs personnes. » Parmi les victimes, certaines vivent dans le Nord-du-Québec, mais d’autres résident bien en Montérégie. « On compte actuellement 400 victimes autochtones au Québec et 40 non-autochtones dans un secteur allant de Chambly à Granby, poursuit Alain Arsenault. Il pourrait même y en avoir davantage! Nous remontons plusieurs années en arrière, car depuis juin 2020, la prescription n’existe plus. »

Aujourd’hui, les exigences de la partie demanderesse sont claires. « Nous voulons la reconnaissance sans équivoque de l’existence de ces abus, poursuit Alain Arsenault. Aussi, nous réclamons une exigence financière pour chaque victime. »