Chambly : une carrière à Postes Canada
À 64 ans, le Chamblyen Pierre Brisebois prend sa retraite après une carrière de facteur à Postes Canada. L’occasion pour lui de célébrer ce départ et de revenir sur son ancien métier, alors que les employés actuels s’apprêtent à voter en faveur d’un nouveau mouvement de grève.
Pierre Brisebois ne manque pas une occasion pour rire. Il est 7 h du matin dans les locaux du bureau de Postes Canada de Chambly et le facteur tient à partager ses derniers moments de vie active avec ses collègues. Mi-juillet, l’homme de 64 ans a vécu son dernier jour de travail « J’ai vraiment aimé travailler ici. Mes collègues et mes superviseurs ont aidé à un environnement de travail sain. »
Si l’ambiance est bonne dans le bureau de Chambly, les tensions sont plus vives avec la direction. En témoigne le vote jeudi des employés syndiqués concernant les dernières offres contractuelles avec en guise d’enjeu une nouvelle grève après celle de l’année dernière. « Les clients m’ont déjà demandé si on était encore en grève, cela me met dans une situation inconfortable, confie-t-il. Auparavant, les conflits se réglaient plus rapidement. Aujourd’hui, il existe beaucoup de tiraillements entre l’employeur et l’union syndicale et cela se joue sur des détails. »
« J’ai voulu être facteur car j’aime faire de l’exercice et rencontrer des gens. » – Pierre Brisebois
L’heure est à l’échappée belle. Pour occuper ses journées, le jeune retraité sait déjà ce qu’il compte faire. « Je vais rénover la maison de mon fils, faire du vélo et voyager. Ensuite, je verrai pour reprendre un travail à temps partiel, mais pas tout de suite. »
Pierre Brisebois a effectué toute sa carrière à Chambly, l’occasion pour lui de revenir sur l’évolution du métier. « J’ai voulu devenir facteur parce que j’aime faire de l’exercice et rencontrer des gens. Il fallait être bien organisé, et j’aimais ça. De bonnes choses ont vu le jour, comme le courrier séquencé, c’est-à-dire pré-trié, ce qui nous a facilité le travail. »
Surveillance
Néanmoins, l’ancien facteur déplore une évolution où la technologie occupe désormais une place prépondérante. « Nous sommes davantage surveillés qu’autrefois, comme dans bien d’autres entreprises. Dans notre travail, nous sommes de moins en moins libres ; on va même jusqu’à installer un GPS dans les camions, ce qui génère plus de stress. »
