Montérégie : projets éoliens attendus
Hydro-Québec a ouvert un nouvel appel d’offres le 10 avril dernier. Plusieurs zones de la Montérégie pourraient être concernées par un projet éolien.
Sur une carte de la Montérégie, Hydro-Québec a ciblé plusieurs zones sur lesquelles un projet éolien pourrait voir le jour. L’entreprise mentionne la région de Varennes-Contrecœur, avec un potentiel de 500 mégawatts (MW), et un autre de 675 MW dans la région de Rouville. « Ce sont des zones potentielles pour les prochaines années, précise Camille Perreault, directrice principale du secteur éolien à Hydro-Québec. Elles sont intéressantes, car elles sont branchables facilement au circuit électrique et le coût de transport de l’électricité est avantageux. »
L’ambition d’Hydro-Québec est d’ajouter 10 000 MW d’électricité de source éolienne afin de répondre à son plan 2035 et de subvenir ainsi à la hausse de la demande. « Le coût de l’éolien est compétitif avec un déploiement relativement rapide, ajoute Camille Perreault. De plus, il existe une corrélation avec l’hydroélectrique, et l’éolien répond bien aux ajustements d’électricité en hiver. »
Hydro-Québec se positionne comme acheteur uniquement. Tout le reste est de la responsabilité du promoteur en charge du projet. « Les critères que nous avons ciblés pour retenir les projets sont l’acceptabilité sociale, ce qui concerne la population et les municipalités, les retombées dans le milieu québécois et la réduction de l’emprise sur les sols de haute qualité en milieu agricole, précise la directrice. Les promoteurs ont pour charge aussi de mettre en ligne un site Internet où tous les détails du projet sont indiqués. Aussi, une consultation publique devra être obligatoirement en amont du dépôt des projets. »
Accord avec le monde agricole
La campagne d’appels d’offres ouverte, Hydro-Québec propose trois fenêtres d’acceptation des projets, soit en 2027, 2028 et 2030, pour des mises en service prévues entre 2031 et 2038. « Pour le moment, nous ne savons pas combien de projets seront retenus, affirme Jean-Philippe Maldonado, membre de la direction d’Hydro-Québec. Nous proposons trois rondes afin d’offrir davantage de marge de manœuvre aux promoteurs et aux milieux locaux pour consulter la population et proposer des projets développés en fonction des réalités locales. »
La Montérégie offre beaucoup de terres agricoles. Afin de faciliter l’intégration d’éoliennes dans la région, Hydro-Québec a établi un accord avec l’Union des producteurs agricoles (UPA). « C’est une mise à jour du cadre de référence relatif à l’aménagement de parcs éoliens en milieux agricole et forestier, incluant les érablières, insiste Camille Perreault. Nous ajustons aussi la grille d’évaluation des soumissions du prochain appel d’offres afin de favoriser des implantations limitant l’utilisation des sols de plus grande qualité. Hydro-Québec y confirme aussi un appui au fonds de l’UPA afin de favoriser la pérennité du milieu agricole. »
Hydro-Québec évoque une contribution financière annuelle aux collectivités de 6 227 $ par mégawatt. « Une éolienne produit en moyenne de 6 à 7 MW, estime Jean-Philippe Maldonado. Pour l’ensemble du Québec, nous nous attendons à une construction de 200 à 500 éoliennes pour répondre à la demande. Nous n’avons pas encore de nombre déterminé, car les projets ne sont pas encore connus. »
Le projet Boralex, qui prévoit l’installation d’un parc éolien de 100 MW, dont plusieurs éoliennes seront installées sur le territoire de Sainte-Angèle-de-Monnoir, est toujours en cours d’analyse.
