Persévérance scolaire : obtention de préalables à 21 ans vers la comptabilité
Âgée de 21 ans et mère d’une fillette de 3 ans, Sophie Labrie, une Marievilloise, a obtenu ses préalables de quatrième secondaire lui permettant de débuter son diplôme d’études professionnelles (DEP) en comptabilité.
Sophie Labrie n’avait pas complété sa deuxième secondaire. « Je ne voyais pas l’importance d’aller à l’école. C’était difficile. Je n’avais pas la même maturité », se souvient la femme de 21 ans. La mère d’une fillette de trois ans rapporte que ce n’était pas l’exemple qu’elle voulait lui présenter. En octobre 2024, elle est retournée sur les bancs d’école, au Centre d’éducation des adultes La Relance, à Marieville. « J’étais tannée de faire des métiers que je n’aimais pas nécessairement », convient la Marievilloise, qui a remporté une bourse de 500 $ issue du concours Maman va à l’école.
Il y a deux semaine, elle a complété son dernier examen lui permettant d’obtenir ses préalables de quatrième secondaire. C’est en se fixant des objectifs, à son rythme, que Sophie Labrie est venue à bout de sa démarche. « Je me sens libérée. C’est une page que je peux tourner pour en ouvrir une nouvelle » affirme-t-elle avec fierté. Devant le défi, elle s’est accrochée. « C’est arrivé à quelques reprises, confie-t-elle, face à l’idée d’abandonner en cours de route. Mais je me disais que je ne peux pas lâcher. Ce serait une déception. »
Déjà vers le DEP
Elle vient à peine de terminer qu’elle entame déjà ce nouveau chapitre. Depuis la semaine dernière, elle a débuté son DEP en comptabilité, à l’École professionnelle des Métiers. En tout, 1 350 heures d’investissement l’attendent pour compléter ce volet.
Parallèlement à son DEP, Sophie envisage de compléter sa cinquième secondaire afin de mettre la main également sur son diplôme d’études secondaires.
Elle décrit vivre une forme de nostalgie quant à quitter La Relance. Elle nomme même y avoir vécu du plaisir. Si bien qu’elle prévoit poursuivre d’autres études dans une visée d’entrepreneuriat.
La réussite en salaire
Isabelle Fraser, directrice adjointe du centre pour adultes, s’exprime sur le sujet. « On est en éducation pour ça : vivre des cas de réussite comme ça. C’est notre salaire. On est fières d’elle », résume-t-elle.
