MRC de Rouville : garder l’équilibre pour la rentrée scolaire

En cette semaine de rentrée scolaire, l’Association des parents des enfants handicapés Richelieu-Val-Maska soutient les familles d’enfants souffrant de troubles, voire de handicaps. Le but est de permettre aux élèves de poursuivre un développement classique, si possible.

En cette veille de rentrée scolaire, Emmanuelle Provost est sereine. La directrice adjointe de l’Association des parents des enfants handicapés Richelieu-Val-Maska (APEHRVM) estime que les conditions sont bonnes pour affronter les défis de septembre. « Nous n’avons pas de pénurie de chauffeurs pour transport adapté, par exemple, sourit-elle. Les élèves sont amenés soit par vans familiales ou bien avec des autobus adaptés. Ensuite, on verra ce qui se passera une fois les enfants à l’école. Nous allons gérer selon les aléas. »

Le rôle premier de l’APEHRVM est le soutien aux familles d’enfants handicapés. « On fait, en bonne partie, de l’accompagnement psychosocial pour les parents, mais aussi pour les frères et sœurs, soutient Emmanuelle Provost. Dans le cadre scolaire, nous soutenons les familles dans les relations avec les écoles. Les réunions face à une équipe scolaire peuvent être intimidantes. Notre objectif est de pouvoir répondre pour le bien de l’élève, comme tout adulte évoluant dans un établissement scolaire. »

Dans la classe, justement, la structure souhaite insister sur certains domaines en cette période de rentrée scolaire. « Nous réalisons beaucoup de travail en classe adaptée, poursuit la directrice adjointe. Il existe beaucoup de nouveautés pour ces jeunes, à cette époque de l’année, et il faut savoir les intégrer dans ce nouvel environnement, notamment en apprenant de nouvelles règles. »

L’APEHRVM accueille tous les enfants souffrant de troubles ou de handicaps, sans distinction. « Cela passe par la dyslexie, le TDAH ou encore la douance, affirme Emmanuelle Provost. Certains élèves sont présents depuis plusieurs années avec nous et ça va bien pour eux. Il faut savoir que nous sommes dans une ère où l’on essaie de laisser ces enfants dans une classe régulière. On intervient auprès des écoles pour que les familles puissent avoir le bon service avec un plan d’intervention adapté. En cela, les relations avec les équipes scolaires du Centre de services scolaire des Hautes-Rivières sont très bonnes. »

Demande en hausse

Le territoire de l’APEHVRM est large. Il représente la MRC des Maskoutains, la Vallée-du-Richelieu, Acton et Rouville. « Nous nous occupons de dix familles dans la MRC de Rouville actuellement, précise la directrice adjointe. On peut les aider en intervenant en milieu scolaire, mais aussi pour remplir des formulaires ou dans des actes quotidiens. Nous avons aussi développé un volet jeunesse pour aborder certaines situations que vivent les adolescents, comme la sexualité, par exemple. Le problème est que nous sommes sous-financés. Donc, c’est compliqué de fonctionner, car on détecte de plus en plus de jeunes avec des troubles et nous ne sommes que quatre. Il peut arriver que dans une classe de 30 élèves, 25 % des enfants aient reçu un diagnostic de trouble ou de handicap! »