Montérégie : un nouveau camion après l’accident lié aux pannes

L’Association des pompiers auxiliaires de la Montérégie (APAM) a fait l’acquisition d’un nouveau camion, après la perte d’un véhicule dans l’accident majeur qui a causé une panne de courant touchant près de 90 000 clients d’Hydro-Québec, il y a 16 mois.

Après l’accident de juillet 2024, provoquant plusieurs dizaines de milliers de pannes au Québec, l’APAM ne détenait que deux véhicules pour assurer sa mission. Toutefois, l’un d’entre eux, le plus petit, arrive en toute fin de vie, risquant de surtaxer l’autre. « Ce n’est pas rare d’avoir deux ou trois appels pratiquement simultanément », dépeint Denis Dionne, membre de l’APAM. 

Cela fait donc un an que le processus d’acquisition a été lancé. C’est un partenaire, Aréo-Feu, qui a identifié le camion. Il s’agit d’un véhicule d’urgence mis au rancart par un service incendie. L’APAM entre en phase de transformation afin de le mettre en service. Contrairement à un autobus, comme c’était le cas lors de l’acquisition précédente, les travaux de métamorphose sont moins importants. « Avec l’autobus, on partait de zéro. On avait tout à faire. Là, tout ce qui est éléments de gyrophares, de sirènes et de circuits électriques, tout est déjà là », compare M. Dionne. Les travaux d’adaptation sont estimés à 60 000 $. Techniquement, le véhicule est prêt à intervenir de façon « minimale » dans le cas d’un besoin urgent. L’APAM prévoit que l’entièreté des travaux sera finalisée d’ici un an. « Toute l’équipe est fort excitée, après une année 2024 qui a été plus difficile. On avait besoin de ce nouveau véhicule. Un stress s’installait parce que l’on sentait que la présence d’un autre véhicule devenait nécessaire pour répondre à nos appels », relate le membre de l’APAM. Un troisième véhicule demeure envisagé, éventuellement.

Accusations tombées

Dans le cas de l’accident de l’été 2024, le Service de police de l’agglomération de Longueuil avait procédé à l’arrestation du conducteur de l’autobus de l’APAM. L’homme, âgé dans la soixantaine, faisait alors face à des accusations de conduite dangereuse causant des lésions. Le conducteur de l’autobus avait effectué une sortie de route et le véhicule était entré en contact avec un pylône électrique. Sous l’effondrement de ce dernier, l’autobus avait été démoli.

L’impact avait provoqué une panne de courant majeure, touchant près de 90 000 clients d’Hydro-Québec, notamment à Brossard et dans d’autres villes avoisinantes. Trois personnes avaient été blessées à la suite de l’incident. La conductrice de l’autre voiture impliquée dans l’accident faisait face, quant à elle, à des accusations de conduite en état d’ébriété.

Au terme des enquêtes policières menées, les accusations ont été abandonnées. « Il n’y a eu aucun signe de négligence de notre part. Si ça n’avait été de la coupure de courant, je pense que ce serait un accident qui serait passé sous le radar », remarque Denis Dionne. Le conducteur en question, libéré d’accusations, est encore membre de l’APAM. « Il a été ébranlé dans les premiers mois, mais il est toujours parmi nous et désire continuer à faire sa part », soutient Denis Dionne. 

Tournée vers du positif

L’APAM tourne donc la page sur cet épisode marquant et entrevoit positivement l’avenir. Malgré des moments plus complexes l’année dernière, les équipes ont su garder le cap et répondre à tous les appels. 

L’organisation dessert près de 90 municipalités. Chambly, Carignan, Richelieu, Saint-Mathias-sur-Richelieu, Marieville, Rougemont ou encore Saint-Angèle-de-Monnoir sont toutes des villes qui peuvent bénéficier des services de l’APAM. Son réseau s’étale sur un territoire de 7 600 km2.