Montérégie : respect mutuel attendu lors d’interpellations policières
Si le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) met en place sa nouvelle politique d’interpellation, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent applique la sienne depuis janvier 2024.
Dans sa nouvelle politique, le SPVM devra désormais expliquer clairement aux citoyens interpellés qu’ils ne sont pas en état d’arrestation et qu’ils peuvent quitter les lieux. Concernant le sujet, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent mentionne qu’elle ne souhaite pas commenter les politiques adoptées par d’autres corps policiers.
Cependant, de son côté, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent a adopté une politique encadrant les interpellations policières en 2023. En vigueur depuis janvier 2024, celle-ci est calquée sur les pratiques policières édictées par le ministère de la Sécurité publique. « Nous nous conformons à nos obligations », indique la Régie de police.
Principes déjà attendus
La Régie de police soutient que sa politique actuellement en vigueur réaffirme les principes déjà attendus de son personnel : adopter un comportement professionnel, favoriser une relation de respect mutuel et agir sans préjugé. « Elle ne complexifie pas les interventions mais renforce les fondements de notre approche auprès de la population », ajoute-t-elle.
Policiers sur les réseaux sociaux
Sur les réseaux sociaux, la diffusion de policiers qui interpellent les citoyens pour de multiples raisons est devenue chose commune. « Les services de police n’ont pas de prise sur la diffusion de contenus par les citoyens sur les réseaux sociaux », considère la Régie de police.
Est-ce lourd mentalement pour les policiers de se faire filmer, parfois systématiquement, lorsqu’ils font des interventions auprès de la population? « Les policiers ont la mission de maintenir la paix, l’ordre et la sécurité publique. Ils exercent leurs fonctions avec rigueur. Être filmé dans l’exercice de ces fonctions peut survenir à l’occasion, et fait désormais partie de la réalité professionnelle à laquelle ils s’adaptent avec le professionnalisme attendu », convient la Régie de police.
