Montérégie : le retrait de pneus décalé en raison de la température
Les garages locaux confirment que la période de retrait des pneus d’hiver a été moins condensée qu’à l’habitude à partir du 15 mars en raison des conditions climatiques.
La date du 15 mars marque la fin de l’obligation du port des pneus d’hiver. C’est le moment où la clientèle frappe massivement aux portes des garages.
Cette année, la situation diffère. « Habituellement, on est pressés de mettre nos pneus, on a hâte. Cette année, à cause de la température, on ne peut pas. Tout est retardé avec la température froide qui se poursuit. C’est vraiment particulier », observe André Bazinet, directeur du centre de réparation Voie rapide Richelieu.
Chez Perfomax Mécanique générale à Chambly, Thierry Rutishauser fait le même constat. « Cette année, il y a moins de gens pressés de les retirer », remarque-t-il. Il indique qu’en date du 15 mars, il faisait deux ou trois installations quotidiennes. À partir du mois d’avril, il soutient que les activités se bousculent davantage.
Fondre comme de la crème glacée
Au prix que coûte le pneu d’hiver, le consommateur souhaite le préserver le plus longtemps possible. « Il y a des gens qui ont peur que les pneus fondent comme de la crème glacée. Personnellement, avant le mois d’avril, je trouve ça trop tôt », estime M. Rutishauser. Il affirme qu’au 15 mars, les changements de pneus sont principalement pour ceux qui roulent peu ou qui sont en télétravail. « Ou des gens qui me disent qu’ils ne sortent pas s’il y a tempête », ajoute-t-il. Au-delà de la neige, il rappelle que lorsque le degré Celsius indique moins sept, il est préférable d’avoir ses pneus d’hiver. « Ce n’est pas tout le monde qui connaît cette notion. »
Statu quo pour le MTQ
Depuis l’hiver 2019-2020, la date obligeant les véhicules d’être équipés de pneus d’hiver a été devancée au 1er décembre au lieu du 15 décembre. Le Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTQ) n’envisage pas de prolonger l’obligation au-delà du 15 mars. « Les analyses en sécurité routière et les habitudes des propriétaires de véhicules n’ont pas démontré de problèmes particuliers à ce moment ou de bénéfices importants après cette date », explique le MTQ.
