Montérégie : infrastructures à développer en matière de hockey-balle
Devant l’ascension du hockey-balle (deck hockey) depuis les dernières années, les villes réfléchissent-elles à développer une association, comme c’est le cas pour d’autres organisations sportives?
« Nous sommes très ouverts à l’idée d’accueillir une association dédiée à la pratique du hockey-balle. Si des citoyens souhaitent se mobiliser pour structurer une association autour du hockey-balle, nous nous ferons un plaisir d’analyser leur demande et de les accompagner dans le cadre de notre Politique d’admissibilité des organismes », assure Chambly.
Des infrastructures en conséquence
S’il est possible sur le territoire de pratiquer du hockey-balle par l’entremise d’initiatives privées, qu’en est-il des infrastructures municipales? À Chambly, durant la saison estivale, les joueurs de hockey-balle partagent les surfaces multifonctionnelles à bandes avec les adeptes de pickleball, notamment dans les parcs Fonrouge, Robert-Lebel et des Patriotes. Toutefois, les installations ne sont pas munies de tuiles utilisées pour ce sport. À titre de surfaces multifonctionnelles, Chambly privilégie donc des surfaces en asphalte ou recouvertes d’acrylique.
Richelieu mentionne que le gymnase de l’école Curé-Martel est utilisé à pleine capacité durant la saison hivernale pour le hockey-balle. Elle ajoute que le parc Bruno-Roy, qui comprend déjà une patinoire extérieure, fera l’objet d’une réfection dans le cadre de son plan triennal d’investissement. L’installation de tuiles n’est pas envisagée afin de « maintenir une vocation polyvalente pour cette infrastructure ».
Marieville reconnaît la croissance en popularité du hockey-balle mais affirme que ce n’est pas un besoin que lui exprime souvent sa population en ce qui concerne les infrastructures extérieures. « À l’heure actuelle, d’autres priorités ressortent davantage dans le développement de nos plateaux sportifs, notamment le pickleball, qui suscite une forte demande », dit-elle. Le hockey-balle fait partie de sa programmation intérieure à l’automne, en hiver et au printemps.
À Carignan, après moins d’un an suivant son installation, la Ville avait retiré le revêtement de plastique en raison des « nuisances causées par de nombreuses équipes extérieures accaparant le deck hockey sur l’Île Goyer, et ce, sans égard pour les utilisateurs locaux ».
Municipalités en partenaires
Ce sport en est un accessible en matière de coûts. « Toutefois, il est vrai que le développement des infrastructures demande des investissements importants. Actuellement, la plupart des centres à travers le Québec sont privés, mais cette formule s’avère viable et efficace pour assurer la croissance du sport », remarque Jacinthe Brossard, directrice administrative de la North American Ball Hockey Players Association. Cette association souhaite voir un développement en partenariat avec les municipalités, comme c’est le cas à Trois-Rivières, où la ville est impliquée dans la gestion au Complexe Promutuel.
