Montérégie : Accord entre médecins et le gouvernement
Avec 97% d’appui à l’entente intervenue entre la Fédération de médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et le gouvernement, les médecins de famille réaffirment un fort sentiment d’engagement envers la population du Québec.
« Voici une entente qui offre des gains pour les Québécois; et c’est le plus important. Elle permettra d’aider à stopper l’hémorragie de médecins à laquelle nous assistions avec impuissance » souligne d’entrée de jeu la présidente de l’Association des médecins de famille Richelieu-St-Laurent (AMORSL), Dre Caroline Delisle.
De fait, l’entente modifie le mode de rémunération. Il fait passer la portion de capitation (nombre de patients pris en charge) de 30% à 50% des revenus en clinique pour favoriser un modèle de pratique basé sur l’accessibilité et la pertinence. Ensuite, le programme GMF (groupe de médecins de famille) est sécurisé pour une période de cinq ans; ce qui permet de la prévisibilité pour les médecins qui doivent gérer ces cliniques et éviter des plans de fermeture de clinique.
De plus, outre le simple rattrapage lié à l’inflation, elle permet la continuité de la télémédecine souhaitée par la population. Elle vise aussi le soutien de la pratique médicale afin d’inscrire 500 000 nouveaux patients.
Hausser l’accès
« Comme cela a été bien documenté durant la négociation, les ressources en première ligne doivent aussi être au rendez-vous; au premier chef, les médecins eux-mêmes. Malheureusement, cette bataille a fait mal et elle laissera des cicatrices » souligne Dre Delisle.
« Entre autres, nous avions plus de 70 médecins, sur notre territoire, qui avaient entrepris des démarches pour quitter la première ligne; ou en diminuer leur présence avec d’autres emplois. Nous tenterons de les convaincre de reconsidérer leur décision. Pourvu que cela soit possible pour eux. Reste que ces départs rendent l’atteinte de l’objectif plus difficile. On se rappelle qu’il manquait déjà 2 000 médecins de famille avant même cette crise. Mais nous voulons tous offrir plus d’accès de première ligne aux Québécois. Et nous travaillerons ardemment en ce sens », assure celle qui dirige également la clinique La Cigogne à Longueuil.
Regarder en avant
Le pourcentage d’appui à l’entente de principe est aussi une volonté d’aller de l’avant pour les médecins de famille. « Nous avons une nouvelle ministre à la Santé. La loi 2 (25) sera modifiée en fonction de cette entente. Les ressources devraient suivre. Les médecins veulent soigner le plus et le mieux possible la population. Nous avons là des ingrédients porteurs d’espoir pour l’avenir. C’est avec confiance que nous voulons envisager les prochains mois, les prochaines années.
Et souhaitons de tout cœur éviter de nouveaux affrontements inutiles en considérant sérieusement le mécanisme d’arbitrage pour l’avenir » évoque, en conclusion, Dre Delisle.
(Source : Association des Médecins Omnipraticiens Richelieu Saint-Laurent)
