Marieville : un ramassage des ordures à adopter
Plusieurs habitants marievillois se plaignent de la fréquence et des jours de ramassage des ordures. La MRC de Rouville plaide le manque de communication.
Kathy est déçue du ramassage des ordures à Marieville en ce début d’année 2026. « Depuis plusieurs semaines, le ramassage des ordures ne se fait pas de façon régulière. À chaque appel que j’ai passé à la municipalité, on m’a donné une raison différente : changement de calendrier, problème d’horaire, erreur administrative, etc. Le problème, c’est que le nouveau calendrier n’a pas été envoyé correctement (côtés est et ouest) ou du moins, pas le bon. Ce qui fait que plusieurs citoyens, dont moi, n’avaient pas les bonnes dates. Même en me fiant ensuite à l’horaire officiel, les camions ne passaient tout simplement pas. »
Comme elle, plusieurs habitants de Marieville ont vécu des difficultés avec leurs ordures ménagères. Ce domaine est de la compétence de la MRC de Rouville.
Benoit Dumont, directeur de la gestion des matières résiduelles et des écocentres, revient sur cet épisode et assume la situation. « Nous avons changé de collecteur lors de la première semaine de janvier concernant les déchets et la matière organique. La collecte du 1er janvier a été déplacée au lendemain. Or, il a fait extrêmement froid durant la journée du 2 janvier. Si bien que seuls deux véhicules de ramassage ont pu fonctionner au lieu des six ou sept habituels. Ainsi, Marieville avait été faite au tiers et la collecte a été finie le lundi suivant. »
Le froid, les Fêtes
Des circonstances compliquées que Benoit Dumont précise davantage. « En plus, nous avons eu du verglas le 29 décembre. Nous avons une belle collaboration avec le nouvel entrepreneur chargé de la collecte des déchets. Il n’est nullement en cause dans cette situation. »
Pour informer la population sur les passages des camions, la MRC utilise l’application InfoCollectes+. « Nous avons eu aussi des problèmes de communication. La planification est assez récente et nous comptons actuellement 3 000 inscrits sur les près de 20 000 habitants, poursuit Benoit Dumont. De plus, la période des Fêtes complique la chose, puisque les services municipaux sont fermés à cette époque. La collecte de sapins de Noël a aussi été problématique au chapitre logistique, cette fois-ci. Elle a commencé le 9 janvier et s’est terminée le 16. On a corrigé la situation. »
Ainsi, le directeur de la gestion des matières résiduelles ne fuit pas ses responsabilités au moment de critiquer le ramassage en ce début d’année. « Oui, beaucoup de choses permettent de dire que le service n’a pas été à la hauteur de ce que l’on souhaite. Néanmoins, nous comptons une centaine de problèmes pour 20 000 bacs ramassés par semaine. On sait tout de même que les personnes sont beaucoup touchées par cela. »
Pour la collecte, Marieville a été divisée en deux, l’est et l’ouest. « Tout cela par souci d’économie, poursuit Benoit Dumont. Nous parvenons à faire baisser les prix avec de moins grosses collectes. Au bout du compte, ce sont trois camions sur la route au lieu de six. C’est avantageux aussi pour l’entrepreneur. »
Éducation
Le calendrier du ramassage est aussi étudié pour les déchets, le recyclage et la matière organique. À travers cela, c’est toute une éducation citoyenne qui est organisée. Benoit Dumont précise sa pensée. « La collecte des déchets passe toutes les trois semaines. On pourrait même le faire toutes les quatre, voire les cinq semaines, mais nous nous cantonnons à la solution actuelle. Derrière, on passe toutes les deux semaines pour récolter la matière organique, et de même pour le recyclage. Par cela, on veut inciter les gens à trier leurs déchets. On veut leur dire »Triez, et vous verrez que le service est parfait! ». »
Enfin, dans le but de parfaire la communication, le directeur souhaite que les citoyens s’inscrivent à InfoCollectes+. « La communication est le nerf de la guerre dans notre domaine, conclut-il. C’est parfait pour confirmer les dates des collectes ou transmettre des requêtes. Sinon, il est possible de consulter les informations sur les réseaux sociaux ou les panneaux à message dans la ville. »
