Les résidents de l’île Sainte-Marie se rappellent l’inondation de 2011

TÉMOIGNAGES. La crue de la rivière Richelieu au printemps 2011 a été la pire inondation terrestre que le sud du Québec ait connue depuis l867. Elle a détruit plusieurs résidences de Saint-Jean-sur-Richelieu et envahi les terrains de nombreux citoyens de C

Les résidents de ce secteur se réjouissent que le gouvernement fédéral consacre des fonds à des études sur les inondations, car ils doivent vivre avec les répercussions des crues.

Selon le rapport d’événement de la Ville de Carignan, 34 résidences avaient alors reçu des poches de sables sur la rue de l’Île-Sainte-Marie, 29 sur l’île Goyer, six dans le secteur du Domaine, sept sur l’île Demers et une sur l’île aux Lièvres.

Jamais aussi haute

«Je n’avais jamais vu l’eau monter autant. Quand on reste au bord de l’eau, on est habitué de la voir monter et on se dit qu’elle va redescendre, mais là j’ai trouvé ça long», raconte Jacques Bessette, qui réside sur cette rue depuis 43 ans.

Il explique qu’habituellement, durant une semaine par année, en mai, il y a trois ou quatre pouces d’eau sur la portion de son terrain allant jusqu’au hangar. Au printemps 2011, l’eau y est restée pendant un mois. Elle atteignait deux pieds vis-à-vis le hangar et se frayait un chemin tout autour de la maison.

Les poches de sable fournies par la Ville ont néanmoins permis que l’eau n’entre pas dans la résidence de M. Bessette. Celui-ci a loué une pompe au gaz pour enlever l’eau et a aussi fait fonctionner trois ou quatre pompes à puisard. Ces dernières sont habituellement suffisantes.

Une construction appropriée

Une autre résidente de la rue de l’Île-Sainte-Marie a terminé la construction de sa maison quelques mois avant les inondations, en septembre 2010. Alors qu’on lui avait dit que l’eau atteignait seulement la pointe de son terrain, elle s’est rendue jusqu’à sa terrasse. Elle n’a toutefois pas pénétrer dans sa maison et les sacs de sable n’ont pas été nécessaires.

«Je me suis dit que si nous avions résisté à cette inondation, nous étions corrects. C’est venu valider que nous avions construit correctement», mentionne-t-elle.

Quelques maisons plus loin, un père de famille a tout prévu lorsqu’il a bâti sa demeure en 2007. Il explique que contrairement aux plus vieilles maisons, qui ont été plus touchées par l’inondation, sa résidence est soumise à des normes de construction plus récentes. Elle n’est donc pas située dans une zone inondable et elle plus élevée.

«Mon sous-sol est étanche. J’ai ajouté des fibres de verre dans le béton pour éviter qu’il ne craque quand il allait sécher», ajoute-t-il.

Sa maison n’a donc subi aucun dommage puisque l’eau ne l’a pas atteinte,  même si elle a recouvert une bonne partie du terrain.

Une autre résidente de la rue de l’Île-Sainte-Marie mentionne aussi que les citoyens habitant à cet endroit ont dû se stationner au pont qui permet d’accéder à l’île. Dans son cas, elle a également dû remplacer deux pompes à puisard qui ont surchauffé et son champ d’épuration.

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