Persévérance scolaire

Persévérance scolaire : Keylia, l’autonome

Après une fin de primaire difficile, Keylia s’épanouit dans le secondaire. Au point qu’elle est devenue autonome dans son cycle scolaire. 

Keylia a aujourd’hui 14 ans. Grâce à un travail d’équipe, l’adolescente de Sainte-Angèle-de-Monnoir est aujourd’hui heureuse à l’école. « Elle peut passer deux heures sur ses devoirs en soirée, sourit sa mère Josée Whelan. Je suis obligée de lui demander d’arrêter! »

Un résultat qui a demandé plusieurs mois d’efforts pour la jeune élève qui, deux ans auparavant, éprouvait beaucoup de difficultés en cinquième année de primaire. « On était arrivé à un point où l’école suggérait que Keylia ne fasse pas sa sixième année et parte directement en secondaire dans une classe spéciale, confie Josée Whelan. La direction estimait qu’elle n’était plus à sa place en primaire. »

Dès lors, Sylvie Tétreault est entré en jeu. « J’avais demandé de l’aide pour une autre de mes filles et j’ai vu arriver une éducatrice de l’organisme Éduc à Tout, se souvient la mère de famille. On a donc proposé à Keylia de se manifester si elle avait besoin d’aide. Et c’est ce qu’elle a fait. »

Prendre confiance

Sylvie Tétreault est donc venue deux fois par semaine pendant deux ans pour aider Keylia. « J’y allais selon ses besoins, se souvient la membre d’Éduc à Tout. On insistait davantage sur les mathématiques. J’ai acheté un cahier avec tout le programme de l’année. Elle est allée à son rythme, tranquillement. Cela demande du temps d’avoir confiance en soi, c’est ce qui lui manquait. À son deuxième bulletin de sixième année, les professeurs ont constaté les progrès et étaient d’accord pour lui permettre de suivre le cours régulier. »

Josée Whelan revient sur les progrès de sa fille. « Sylvie Tétreault a une approche douce. Elle comprend ce que l’enfant vit et elle sait par où passer pour que l’enfant veuille participer aux devoirs. En parallèle, l’enseignante de sixième année a compris Keylia donc tout s’est bien passé durant cette année scolaire. »

Actuellement, l’année en Secondaire 1 se passe plutôt bien à en croire la mère de famille. « Je n’ai que des commentaires positifs, poursuit-elle. On a aussi détecté un TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) très léger en début d’année. On est passé d’une fille qui ne montrait aucune émotion à une élève studieuse et autonome. En semaine, elle est la première à se réveiller à l’aube pour préparer son repas! Je sais que je peux lui faire confiance lorsqu’elle est seule à la maison. »

Un objectif

L’intéressée confirme son intérêt pour l’école. « J’aime particulièrement l’éducation physique et les sciences. D’ailleurs, je viens d’avoir un 98 % lors d’une évaluation pour cette dernière matière. » Peu volubile, Keylia admet tout de même qu’elle a un objectif dans son parcours scolaire. « Je n’ai pas encore d’idée précise sur mon futur métier mais je souhaite intégrer une université sportive pour jouer au basket en WNBA, la ligue professionnelle américaine. »

Concernant l’école Monseigneur-Euclide-Théberge, la jeune fille avoue s’y sentir heureuse. « L’ambiance de l’école est spéciale, je m’y sens bien. » Ravie de la tournure du quotidien de Keylia, Sylvie Tétreault sourit. « Elle est un bel exemple du fait qu’on récolte toujours ce que l’on sème. »