Exo tire un bilan 2023 positif

Dans l’attente de connaître le financement que lui accordera le gouvernement du Québec et l’ARTM, exo souhaite faire savoir qu’en 2023, ses usagers sont de retour dans les transports en commun.

» L’achalandage a augmenté de 25 % entre 2022 et 2023 pour tous les types de transports chez exo. Il y a eu un travail de tous les jours et une forte collaboration entre la direction et le conseil d’administration (CA) pour y arriver « , n’hésite pas à mettre de l’avant Josée Bérubé, présidente du CA d’exo depuis sa fondation en 2017. 

exo a pris le temps, lors d’une conférence de presse où les médias régionaux étaient invités, d’afficher les bonnes nouvelles de sa dernière année d’exploitation du réseau. Un bilan, mais pas d’annonce sur la suite des choses, car le transporteur est dans l’attente de budgets qui lui seront octroyés par le gouvernement du Québec et l’ARTM. « D’après les annonces qui ont été faites par le gouvernement, dès le mois de juin, il y aurait une proposition de faite », espère Sylvain Yelle, directeur général d’exo.

Un budget espéré, car de grands défis attendent le transporteur, comme l’électrification de son réseau, l’aménagement de nouveaux garages, la réfection d’infrastructures vieillissantes.

Budget très serré

exo se place comme un organisme public de transport en commun (OPTC) tirant « son épingle du jeu. Les coûts d’exploitation chez exo sont 20 % plus bas que ceux des autres transporteurs, en moyenne. On a un taux horaire avec les employés incluant les avantages sociaux, qui sont 15 % plus bas que la moyenne des autres OPTC. Presque tout notre budget est dans l’offre de service ».

Avec une forte inflation, une grosse augmentation de carburant et des salaires, l’organisme a dû optimiser ses services afin de demeurer dans son budget. Ainsi, certains projets ont été priorisés, des chantiers ont été reportés, l’offre de service a été réduite pendant la pandémie. « Nous avons optimisé nos espaces de travail, ce qui a entraîné des économies de 500 000 $ par année. On entend dire que les sociétés de transport ne sont pas performantes. Nous, on ne se reconnaît pas là-dedans », d’expliquer M. Yelle.

Pour la mairesse de Chambly, Alexandra Labbé, il faut en parler. « Cette discussion, on en a fait l’économie pendant la pandémie, on a mis des pansements, il faudra tout enlever pour trouver un plan. Il faut savoir, d’ici cinq ans, comment on veut investir dans notre transport en commun. »

Pas comme avant 2019 

Même si la hausse de l’achalandage est grande en une année, il ne faut pas oublier le creux historique qu’a connu la société de transport au moment de la crise pandémique de COVID-19 qui a sévi sur la planète pendant plusieurs années.

« L’offre de service, en termes d’heures d’autobus, est à 94 % comparativement à l’achalandage post-pandémique. Pour les endroits où il y a eu une refonte complète du service, comme sur la ligne de Chambly, il est difficile de faire la comparaison avec l’ancien réseau, mais de façon générale, pour les autobus, on parle d’un achalandage de 70 % aujourd’hui, comparativement à avant 2019 », explique M. Yelle.

25 % C’est l’augmentation de l’achalandage enregistrée par exo dans les transports en commun entre 2022 et 2023.

La refonte

« La refonte du réseau a été mise en place sur la ligne de Chambly en 2023. Nous avons toujours travaillé en consultation avec les clients pour répondre aux besoins avec l’arrivée du REM. On peut le déclarer comme un succès, il y a un achalandage qui a augmenté en moyenne de 6 %. À Chambly, on parle plutôt de 9 % et sans coûts supplémentaires », d’indiquer Alexandre Labbé, mairesse de Chambly et membre du CA d’exo, composé de huit maires. Pour la mairesse, un autre indicateur qui démontre que les choses vont mieux dans le transport en commun dans sa ville depuis la refonte du service, c’est qu’il y a une diminution des plaintes des usagers. « Cela nous parle beaucoup et on a de quoi se réjouir. » 

Pour Mme Labbé, les plus gros gains à faire dans le transport en commun se situent sur les rives, nord et sud. « Ceux qui sont le plus à même de prendre l’autobus, ce sont les conducteurs en solo et ils sont sur la Rive-Sud, secteur de Montréal. C’est un message qui doit être pris en compte pour financer les services d’exo. » 

Les midibus le 1er juillet

Sur la rue Martel à Chambly, plusieurs citoyens se sont plaints de la taille des bus, jugés beaucoup trop grands et bruyants par rapport au nombre d’usagers qui les empruntent. « À partir du 1er juillet, il y aura des midibus, plus petits, qui passeront désormais sur la rue Martel », de rappeler Mme Labbé.