Essence : le prix du marché
Le prix de l’essence a augmenté significativement ces dernières semaines en raison de la guerre en Iran. Le Ministère de l’Économie affirme laisser faire le marché.
Il n’est pas rare de voir actuellement des stations de la région afficher un prix supérieur à 1,75 $ le litre pour de l’essence régulière. Les usagers bénéficient de plusieurs moyens pour trouver la pompe la moins chère.
Pour cela, il suffit de localiser les différentes stations-services à proximité sur un moteur de recherche et de se diriger vers la moins chère. Une autre solution consiste à aller sur des sites comme essencequebec.com ou bien regie-energie.qc.ca qui relatent les prix des pompes sur l’ensemble du Québec.
Coûts déterminés
Comment est déterminé le prix de l’essence ? Selon CAA Québec, plusieurs critères permettent de l’évaluer. Tout d’abord, le prix du pétrole brut, fluctuant notamment selon l’offre et la demande mondiale. C’est lui qui a l’incidence la plus importante sur le prix à la pompe. Ensuite vient la marge de raffinage. C’est le montant que représente le coût de production du pétrole. Le prix de la rampe à chargement, de son côté, représente le montant payé par les clients d’un dépôt pour obtenir de l’essence en gros.
Puis vient la marge au détail, représentant la différence entre le prix affiché à la pompe et le coût d’acquisition. Le coût de transport englobe l’ensemble des frais de transport estimés pour l’essence, de la rampe de chargement à la station-service. Enfin, les taxes représentent le deuxième montant le plus important dans le prix à la pompe. Elles expliquent les différences de prix importantes entre plusieurs stations de provinces ou d’États différents. Elles sont composées de la taxe d’accise, destinée au fédéral, de la taxe sur les carburants, pour le Québec, la taxe sur l’essence pour le grand Montréal, ainsi que la TPS et la TVQ.
Politique
Le prix du baril a dépassé la barre historique des 100 $ sur les marchés la semaine dernière. Le gouvernement québécois pourrait-il permettre un contrôle sur le phénomène afin de réduire la facture à la pompe pour les citoyens ? » L’article 68 de la Loi sur les produits pétroliers prévoit que le gouvernement du Québec peut fixer par décret un prix maximal pour l’essence ou le carburant diesel, lorsqu’il est d’avis que l’intérêt public l’exige, assure le Ministère de l’Économie. Le gouvernement du Québec privilégie toutefois le libre marché et la libre concurrence entre les détaillants d’essence. Un détaillant peut donc afficher le prix qu’il souhaite pour attirer des clients, tout comme ses concurrents. Le gouvernement demeure sensible aux enjeux entourant le prix de l’essence et suit la situation de près. «
Afin de limiter la hausse des prix, les pays de l’Agence internationale de l’énergie, dont font partie le Canada, les États-Unis, l’Europe de l’Ouest et la Chine, ont débloqué 400 millions de barils de pétrole. De leur côté, les pays du Golfe ont réduit leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour.
Désormais, le prix de l’essence est devenu un argument politique pour certains partis en vue des élections provinciales prévues le lundi 5 octobre 2026. Selon Statistique Canada, le prix moyen du litre régulier d’essence dans le grand Montréal en janvier 2026 était de 1,463 $.
