Chambly : vers un duel pour le poste de maire

Alors que la campagne électorale n’a pas encore débuté officiellement, Anthony Roy a retiré sa candidature à la mairie. L’élection pourrait se résumer à un duel entre Alexandra Labbé et Mario Lambert.

Anthony Roy était présent lors du conseil municipal de la Ville de Chambly, mardi dernier, au Pôle culturel. Et pour cause, il venait en partie pour délivrer un message. Le candidat à la mairie affichait ses regrets sur le fait de se retirer de la course à l’élection municipale du 2 novembre. « J’étais en réflexion depuis trois, voire quatre semaines. Je travaille beaucoup, j’ai obtenu de nouveaux mandats et je n’ai plus l’énergie pour enchaîner ensuite avec mon activité de candidat telle que le porte-à-porte. Vu que je n’ai pas une vision de victoire au final, je préfère retirer ma candidature pour ne pas diviser les votes entre les deux chefs qui devraient s’affronter. »

Anthony Roy fait référence à Alexandra Labbé, mairesse actuelle, et Mario Lambert, ancien conseiller municipal qui a assuré sa candidature depuis plusieurs mois maintenant. Or, la candidate sortante n’a toujours pas officialisé sa volonté de se représenter.

« Je n’ai pas encore pris ma décision, assure-t-elle. Si je l’avais prise, je l’aurais partagée volontiers aux citoyens. Cela devrait se faire dans les prochains jours. »

Beaucoup de travail

S’il quitte ces élections, Anthony Roy compte bien revenir en force en 2029. « Être candidat est une expérience difficile, reprend-il. Cela prend énormément de travail, car il faut être très pointu dans les dossiers locaux. C’est le concret de la vie des citoyens. J’espère donc pouvoir mieux me préparer pour les prochaines échéances afin de présenter mon projet de donner plus de responsabilités aux politiciens locaux qu’actuellement. Un bon exemple est la gestion de l’école secondaire. Sur le bureau d’un élu local, le projet aurait été une priorité. »

Les conseillers municipaux sortants, eux, ont tous décidé de se représenter. Jean-Philippe Thibault, candidat sortant du district du Bassin, avance le projet immobilier sur le site de l’ancien golf pour motiver la poursuite de sa mission. « En 2021, j’ai dit que je voulais faire avancer ce dossier. Le résultat d’aujourd’hui était jugé impensable il y a cinq ans, avec plus de 70 % d’espaces verts acquis par la Ville. Avec beaucoup d’efforts, on a été capables de dénouer ce dossier à travers un travail collaboratif. Si je n’avais pas réussi à boucler cela, avec l’aide de tous, j’aurais sérieusement douté de ma capacité de demander honnêtement un deuxième mandat avec la tête haute. Mais aujourd’hui, en sachant que nous allons à la fin de ce projet, je me sens confiant. »

Enjeux dans les districts

Un regard que ne partage pas Jean-François Munos, son adversaire dans le district 2. « Lorsque M. Thibault dit que « le développement résoudra les enjeux de circulation », encore une fois, il ne vit pas dans ce coin du district 2, car sinon, il ne se permettrait pas de maintenir cette position. Les enjeux de l’ancien golf ne se limitent pas à la rue Daigneault, mais bien au-delà avec Joseph-Bresse, Martel, Georges-Pépin, Jean-Salomon-Taupier, Charles-Allard… L’accessibilité pour entrer et sortir de Chambly devient infernale durant toutes les périodes de l’année et heures. »

À l’image de ses partenaires de la liste de Mario Lambert, Jean-François Munos n’est pas d’accord avec le projet retenu par la mairie. « Les citoyens du quartier ne sont pas contre un développement de l’ancien golf, mais ils sont contre la forme et les emplacements des développements que le conseil a choisis et qu’aucune table, lors de la consultation participative, n’avait sélectionnés. Cette consultation participative n’a été que de la fumée aux yeux. »

Du côté du district Louis-Franquet, Patrick Fortin a choisi de pointer la situation des étangs aérés et le souhait d’une piste à rouleaux d’un citoyen armé d’une pétition pour attaquer son futur adversaire, le conseiller municipal sortant Luc Ricard, depuis plusieurs séances déjà. « Pourquoi un projet souhaité par les citoyens ne peut être réalisé? » Une remarque sur laquelle rebondit le conseiller sortant. « J’ai fait du porte-à-porte à plusieurs reprises et le projet de pumptrack n’est pas revenu aussi souvent. » Alexandra Labbé renforce cette position en ajoutant : « L’opportunité n’est pas encore trouvée. Lorsqu’elle le sera, elle pourra devenir une priorité. De plus, 53 % des signataires de la pétition sont de Chambly. On est là pour défendre les intérêts des Chamblyens prioritairement. »