Chambly : une ville en évolution permanente
Une petite portion enclavée du parc Gilles-Villeneuve a été récemment dézonée pour un usage résidentiel. La mairesse, Alexandra Labbé, explique la gestion de l’urbanisme au sein de Chambly.
Un citoyen s’était interrogé lors du dernier conseil municipal, le mardi 2 juin, de la vente d’un lot du parc Gilles-Villeneuve pour un usage résidentiel. Pour que la transaction puisse se faire, il a été nécessaire de modifier le zonage de cette parcelle de 1 507 pi2 pour ensuite la vendre au prix de 75 000,40 $, plus les frais.
« C’est un cas exceptionnel, souligne la mairesse Alexandra Labbé. C’est une miniportion de terrain sur laquelle nous n’avions pas d’usage. Nous n’avons pas de critère particulier par rapport à la vente de terrains, hormis celui du non-usage public, c’est vraiment au cas par cas. »
Si la Ville étudie chaque dossier, le dernier changement de zonage en vue d’une construction est assez récent, puisqu’il remonte au mois de mai concernant un centre sportif dans la zone industrielle. « Nous l’avons validé, car nous l’avons jugé nécessaire, poursuit la mairesse. Le plan d’urbanisme est adopté et si des projets porteurs permettent d’avancer l’intérêt des citoyens, nous le faisons. On peut encore citer l’ancien centre RONA, qui accueille aujourd’hui le centre sportif Chambly/Carignan, qui entre dans cette logique. Notre réflexion s’étend vers une perspective beaucoup plus large. »
Un centre-ville qui bouge
Actuellement, Chambly compte près de 32 000 habitants, selon l’Institut de la statistique du Québec. Avec une évolution positive de la population, la Ville pourrait-elle afficher bientôt complet? « Même si nous sommes limités par les zones agricoles qui ne sont pas constructibles, les projets sont possibles ailleurs, poursuit Alexandra Labbé. Une ville se développe continuellement et n’affichera jamais complet. Les zones constructibles peuvent vivre des transformations. D’ailleurs, le centre-ville en est un beau modèle. »
Chambly connaît actuellement l’émergence de plusieurs projets immobiliers, avec Lumicité sur les écluses, Aera Chambly ou encore Cloriacité. Le mode utilisé offre la possibilité d’un commerce au rez-de-chaussée pour des logements aux étages supérieurs. Le cadre de vie s’est aussi transformé avec l’apparition d’un club de pickleball couvert, au sein de l’ancienne église Très-Saint-Coeur-de-Marie, et la caserne de pompiers connaît actuellement un large agrandissement.
À l’écoute
« On évolue et ça bouge, explique Alexandra Labbé. Dans notre vision, il faut offrir davantage de commerces et de logements. Dans cette logique, l’unité d’habitation accessoire est aussi un outil de densification douce que nous utilisons.
Tout cela permet aux Chamblyens de trouver un logement en ville et d’accueillir de nouveaux citoyens. L’objectif est de pouvoir insérer les choses de façon harmonieuse. »
Enfin, la mairesse souligne que les citoyens peuvent avoir la parole par l’entremise du comité d’urbanisme. « Il est composé de citoyens et la population peut s’exprimer à travers eux. Il est aussi clair que nous réalisons nos projets en les concertant. »


