Chambly : une tanière à protéger au coeur d’un projet immobilier

Les plans actuels du projet immobilier situé sur l’ancien golf de Chambly pourraient être modifiés. La faute à la présence de renards roux protégés par la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE).

Plusieurs citoyens des rues Daigneault et Georges-Pépin sont formels concernant la présence de renards roux sur le site de l’ancien golf de Chambly. « Je peux même dire que c’est une famille », ajoute l’un d’eux.

Autorisations à obtenir

Or, cet état de fait pourrait contrecarrer les plans actuels du projet immobilier prévoyant d’accueillir 500 portes et un parc sur le terrain, avec notamment comme objectif le prolongement de l’avenue Bourgogne. « Comme aucune demande ou information précise concernant ce projet de développement domiciliaire sur l’ancien terrain de golf à Chambly n’a été acheminée au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur les possibles enjeux de même que de statuer sur un possible assujettissement à l’article 22 de la LQE », précise Louis Potvin, porte-parole du Ministère concerné.

L’article 22 de la LQE exige l’obtention d’un certificat d’autorisation ministériel avant d’entreprendre certains travaux ou activités susceptibles d’entraîner une incidence sur l’environnement. « Il est de la responsabilité de l’initiateur de projet d’obtenir toutes les autorisations requises par toute loi ou tout règlement, le cas échéant, poursuit Louis Potvin. Lorsqu’un projet nécessite une demande d’autorisation en vertu de la LQE, le Ministère prend en considération les espèces fauniques désignées espèces menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être dans son analyse. »

Ainsi, les renards de l’ancien golf de Chambly pourraient bien faire partie des espèces à protéger. « Les plans déposés pour ce projet immobilier ne sont pas finaux, tempère Alexandra Labbé, mairesse de Chambly. Pour le moment, ce sont des implantations permettant des discussions avec la population, le promoteur et la municipalité. »

Alexandra Labbé en a profité pour donner des nouvelles de l’avancement du projet. « Nous sommes en train de notarier le périmètre et nous travaillons aussi pour l’obtention des autorisations nécessaires. »

Outre le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, la Ville de Chambly prévoit discuter avec le ministère des Transports concernant les enjeux de circulation, notamment sur le boulevard De Périgny.