Chambly : une extension possible pour le PEQ
Christine Fréchette prolongera le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) de deux ans si elle devient cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), décision qui va à l’encontre de la volonté initiale de Jean-François Roberge.
« J’ai entendu les critiques relatives au PEQ vers le nouveau programme de sélection des travailleurs qualifiés. Je prends aussi acte des différentes propositions des candidats à la chefferie à cet égard », affirme Jean-François Roberge, ministre de l’Immigration et député de Chambly. Il indique avoir demandé l’évaluation de différents scénarios de mesures transitoires qui seront ensuite présentés au prochain chef et premier ministre du Québec.
« Une transition plus douce »
Cette déclaration survient après l’annonce de Christine Fréchette, qui brigue la chefferie de la CAQ. Si elle l’emportait contre Bernard Drainville, elle proposerait une prolongation de deux ans du PEQ afin « d’assurer une transition plus douce ». En novembre dernier, le ministre de l’Immigration abolissait le PEQ. Cette décision a provoqué la colère de divers fronts mobilisés. « Quand il est question de parcours de vie d’humains, je pense qu’il est important de faire preuve d’un peu de souplesse », a commenté Christine Fréchette. Rappelons que quelques jours plus tôt, Jean-François Roberge avait annoncé qu’il appuyait Mme Fréchette dans cette course à deux joueurs.
Maintien du PSTQ
Jean-François Roberge maintient toutefois que, peu importe la solution transitoire qui sera retenue, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) est la voie d’avenir pour une immigration « à la fois contrôlée, économique, francophone, régionalisée et en phase avec nos priorités nationales ». Il réitère ce qu’il soutient depuis juin dernier. « Pour sécuriser le tissu social et économique tout en tenant compte de notre capacité d’accueil, le gouvernement fédéral doit renouveler les permis de travail des travailleurs à statut temporaire à l’extérieur de Montréal et Laval, et agir de manière plus ciblée dans ces deux villes. »
Le ministre de l’Immigration mentionne que, que ce soit avec le PEQ ou le PSTQ, Québec ne peut pas garder quelqu’un sur le territoire si Ottawa lui retire son permis de travail dans l’intervalle. « Quand un immigrant à statut temporaire occupe un emploi, l’urgence, c’est de renouveler son permis de travail, pas de l’expulser », complète-t-il.
