Chambly : un projet déposé sur le site de l’ancienne usine Bennett Fleet 

Corev Immobilier Inc., propriétaire du site de l’ancienne usine Bennett Fleet, confirme avoir déposé son projet immobilier. La Ville devra se prononcer pour la suite des choses.

Corev a déposé son projet à la Ville de Chambly. Le site de l’ancienne Bennett Fleet pourrait accueillir quelques centaines de portes. Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) a le projet entre les mains. Il a le mandat de formuler des recommandations au conseil municipal, qui demeure l’instance décisionnelle. Les élus peuvent rendre une décision différente de celle recommandée.

Le projet n’est donc pas public à ce stade. La Ville n’a pas pu confirmer si le projet sera inscrit ou non à l’ordre du jour de la prochaine séance du conseil municipal. La démolition de l’ancienne usine avait débuté en mars 2025.

Projet initial

Au départ, le projet appartenait à Groupe Sélection (GS). Il prévoyait une résidence pour personnes âgées de 246 logements et 183 logements pouvant accueillir des familles, ainsi qu’une garderie et un parc. Toutefois, en novembre 2022, la Cour supérieure du Québec a placé GS sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en raison de son endettement de plus d’un milliard de dollars. C’est Corev qui s’est porté acquéreur du site où gisait l’usine patrimoniale. Il a procédé à sa démolition et à la décontamination du sol. En juillet 2025, bien qu’aucun projet n’avait encore été déposé, Daniel Revah, propriétaire du projet immobilier, avait mentionné « qu’à peu près 450 à 500 appartements » y seraient construits.

Conditions à respecter

Lorsque le projet était sous GS, Alexandra Labbé, mairesse de Chambly, avait énuméré des conditions en lien avec la demande de démolition. Parmi les exigences, il y avait : l’architecture du bâtiment de remplacement évoquant la mémoire de l’ancienne usine; quatre des six étages évoquant la volumétrie et le vocabulaire architectural de la partie d’origine; la récupération et la réutilisation des briques existantes intégrées dans les aménagements; l’implantation du bâtiment de remplacement sur les traces de l’occupation du sol d’origine; le traitement des façades rappelant les archétypes de la structure apparente; la récupération des lettres existantes. Le conseil municipal et la Ville avaient mentionné, en juillet dernier, qu’ils étaient toujours d’avis que, le cas échéant où un nouveau projet serait éventuellement déposé, celui-ci devrait effectivement intégrer des éléments évoquant l’ancien bâtiment, et ce, à soumettre pour approbation du Service d’urbanisme et par le conseil municipal.