Chambly : un processus bien établi en cas de disparition de personne

Les recherches se poursuivent pour retrouver Michel Babin, habitant de Richelieu disparu depuis près de deux semaines. Les autorités ont des pratiques identifiées quand une personne manque à l’appel.

Michel Babin est porté disparu depuis le début du mois de mars. Le 3, exactement, un avis de recherche a été lancé par la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent afin de solliciter l’aide des citoyens pour retrouver cet habitant de Richelieu. Comme pour toute disparition, les autorités suivent un processus scrupuleux pour donner les meilleures chances de retrouver les personnes.

Selon les circonstances, un plan établi est prévu. « Chaque signalement de disparition fait l’objet d’une enquête complète, adaptée à la situation, à l’environnement et à la nature de l’événement, souligne la Régie intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent. Le travail de recherche s’effectue en étroite collaboration entre les enquêteurs, qui analysent l’information disponible, et les policiers de la Gendarmerie, qui effectuent les recherches sur le terrain. Chaque situation est donc unique et mobilise les ressources et les partenaires pertinents pour retrouver la personne dans les meilleurs délais et avec la plus grande rigueur possible. »

Tâches réparties

Ainsi, le guide de pratiques policières propose un cadre précis afin de cibler quels corps de police sont sollicités et quelle priorité est donnée à la disparition. Pour déterminer une disparition, le contexte établit « l’absence d’une personne causant une inquiétude à ses proches ou aux personnes en ayant la garde, compte tenu de ses habitudes, de son âge, de son état de santé, de sa condition physique ou mentale, ainsi que du lieu où elle se trouve ». Concernant une fugue, elle est qualifiée comme telle dès « qu’une personne mineure s’enfuit de son lieu de résidence ou ne revient pas d’un congé provisoire. Celle-ci peut avoir manifesté son envie de faire une fugue par son langage ou son comportement ».

Dès lors, l’attribution de l’enquête est donnée aux corps de police, que ce soit la Régie de police ou bien la Sûreté du Québec. Cela dépend des niveaux de compétence de chaque service et aussi du lieu où un dernier témoin crédible a vu la personne disparue. « Une priorité absolue est même accordée si un risque imminent pour la vie est considéré », assure le guide des pratiques policières.

Dans la région de Chambly, les conditions sont particulières avec la présence de boisés et de cours d’eau, voire du bassin de Chambly. La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent précise les enjeux liés à celles-ci. « La configuration du terrain est un facteur à considérer, puisque certaines particularités peuvent influencer la participation de certains partenaires (équipe canine, pompiers, etc.) et l’utilisation de différents équipements (drone, hélicoptère, etc.) ».

Tous concernés

Parmi les pratiques établies figure l’Alerte médiatique but enfant recherché, soit AMBER. Toute personne ayant un cellulaire depuis plusieurs mois en a déjà sans doute reçu au moins une. Selon le guide, elle est déclenchée lorsque « une personne est enlevée par la force ou par la ruse dans le but de la retenir contre son gré ou contre la volonté d’une personne qui en a légalement la garde ». L’alerte est sollicitée aussi lorsque « un parent enlève, entraîne, reçoit, cache, héberge ou retient un enfant de moins de 14 ans avec l’intention de priver l’autre parent de la possession de celui-ci ».

Outre les moyens technologiques, la vigilance de tous est aussi sollicitée en cas de disparition d’une personne.