Chambly : un entrepreneur souhaite prévenir d’une arnaque
Andrew Johnson a été victime d’un escroc promettant une vision publicitaire intéressante contre de l’argent. Il a souhaité témoigner de son expérience pour informer d’autres chefs d’entreprise.
Andrew Johnson pensait bien faire. Lorsqu’il a reçu un homme, prénommé Marcel, dans sa maison, le dirigeant de son entreprise de nettoyage ne s’attendait pas du tout à avoir affaire à un escroc. Au contraire, il pensait au rayonnement de sa firme. « J’ai reçu un appel quelques mois auparavant et il m’a sollicité une rencontre. J’ai accepté de le recevoir chez moi car je n’ai pas de bureau. »
« Il voulait un paiement rapide, correspondant à 600 $ pour une publicité d’un an. » – Andrew Johnson
Lors de la rencontre, le chef d’entreprise est gagné par la confiance. « Il me proposait un service de publicité locale et on sentait qu’il connaissait son affaire. Au moment de présenter son plan, il m’a montré son site Internet et où se trouvera ma publicité. Le site fonctionnait très bien et les liens aussi! »
Contrat signé
Flairant l’opportunité, Andrew Johnson est attiré par un contexte qui ne laisse aucun doute sur la véracité des propos du publicitaire. « J’ai signé un contrat à numéros! On se quitte en très bons termes et il me précise qu’il me rappellera pour me garder la place sur son site Internet. »
Mais au moment de parler argent, la donne change. « Il voulait un paiement rapide, correspondant à 600 $ pour une publicité d’un an, poursuit le chef d’entreprise. Dès qu’il l’a obtenu, silence radio. J’ai appelé à plusieurs reprises, j’ai même fait une mise en demeure… aucune nouvelle. J’ai ensuite vu sur les réseaux sociaux qu’il faisait la même chose avec d’autres entreprises de la Rive-Nord et de la Rive-Sud de Montréal. »
Désormais, Andrew Johnson souhaite aller de l’avant en mettant cette mésaventure de côté. « C’est toujours difficile de se dire qu’on s’est fait arnaquer, confie-t-il. Mais je souhaite témoigner pour que cela n’arrive pas à d’autres personnes. J’ai pensé vraiment au développement de ma compagnie mais au final j’ai perdu 600 $. Pour une entreprise comme la mienne, c’est une somme importante. C’est une réelle déception en tant qu’entrepreneur comme en tant qu’être humain. Quand il est arrivé, je ne l’ai vraiment pas vu venir. Je m’en veux pour cela. Je suis en procédure de plainte auprès de la police. »
Vérifications utiles
Pour éviter ces arnaques, le lieutenant Jean-Luc Tremblay, de la Régie intermunicpale de police Richelieu-Saint-Laurent, donne quelques vérifications à faire pour s’assurer de parler à une personne de bonne foi. « Il faut regarder l’historique de l’entreprise. Il est aussi possible de vérifier avec les autres entreprises si cette personne est fiable. Enfin, un prix variable ou une vente sous pression n’est jamais bon signe. »
Le membre des forces de police tient à relativiser le sentiment de culpabilité qu’éprouvent les victimes de ce genre de scénario. « Ce n’est pas de leur faute, précise-t-il. Les arnaqueurs sont de beaux parleurs. Quant à nous, nous devons les sanctionner en prouvant leur culpabilité. Les sanctions sont variables selon le chef d’accusation et le profil du coupable. »
