Chambly : thématique western pour les 80 ans de l’ami des chevaux

L’Entraide Plus a souligné les 80 ans de Robert Laplante sous une thématique western. L’homme, ami des chevaux, contribue depuis près de 30 ans à l’organisme.

Chouchou, tel que surnommé à l’Entraide Plus, offre son aide à l’organisme depuis 27 ans. « De plus en plus, les personnes âgées ont des problèmes. Tu t’assois avec eux, tu les fais parler : une petite question ouverte, une petite question fermée. Ils embarquent dans le jeu », observe Robert Laplante, qui aime donner de son temps.

Engagement récompensé

L’engagement du Chamblyen a été récompensé il y a deux semaines. Une trentaine de personnes étaient réunies pour souligner ses 80 ans. Chapeaux de cowboy, foulards et chemises carreautées étaient de mise pour l’occasion. « J’ai versé une petite larme. Ça m’a saisi gravement. Je n’ai jamais été fêté sur rien », nous confie Robert Laplante. Il a même reçu une carte en or de la part de l’organisme.

Il parle à l’animal

À l’Entraide Plus, Robert Laplante est décrit comme l’homme qui parle aux chevaux. « Ça me fait un petit velours », admet-il. Il a suivi des cours avec Pat Parelli, en Caroline du Sud. Parelli est considéré comme l’un des plus célèbres nouveaux maîtres américains qui approfondissent la relation homme-cheval à travers une approche sensible de l’équitation et du dressage qui respecte le cheval et sa nature profonde. « Tu parles au cheval, tu es doux et tu le caresses. Après qu’il ait passé une douzaine d’heures au noir, quand tu entres dans le box le matin, il est content et il te parle », décrit le Chamblyen, en reproduisant un cheval qui s’exprime. Il les salue, les complimente et les traite avec tendresse. « Tu ne leur demandes pas leur numéro de téléphone ni leur adresse », dit-il à la blague.

Malgré les blessures

Robert Laplante a grandi sur une ferme. À l’âge de 18 ans, il a eu son premier cheval. Il a fait de la compétition et a entraîné des chevaux. « Tu ne le frappes jamais. Sinon, il aura peur de toi », affirme-t-il avec amour envers l’animal. Aujourd’hui, l’octogénaire se déplace avec une marchette. Il traîne des blessures découlant de chutes : fracture de vertèbres ou de genoux. Cela ne l’empêche pas d’être autonome. Il conduit et se meut, volontaire pour contribuer au bien-être des usagers de l’organisme qu’il fréquente régulièrement. « Je me tiens après deux rampes. Ça prend du temps, mais ce n’est pas grave. Je continue et j’aide le plus de monde possible », termine M. Laplante.