Chambly : s’adapter aux fluctuations de l’essence

Face à la flambée du prix de l’essence, les particuliers s’adaptent selon leurs moyens.

En ce lundi matin, une station de Marieville affiche un prix de 1,749 $ pour un litre d’ordinaire. Un prix qui a convaincu Manon. « J’ai vu le prix à la pompe et je me suis dépêchée de remplir mon réservoir, car selon les informations, le prix va encore monter. Je ne serais pas étonnée si cela monte au-delà des deux dollars le litre! »

Si elle a flairé la bonne affaire, Manon ne souffre pas outre mesure des fluctuations de l’essence, dont le prix ne cesse de grimper depuis plusieurs semaines. « Je travaille à Saint-Jean-Baptiste, c’est seulement à une dizaine de minutes de mon domicile. De plus, je travaille en horaires décalés. Donc, cela va assez vite pour me rendre au travail. Je remplis mon réservoir une fois par mois. Je ne prends pas les transports en commun pour aller travailler, car ils n’existent pas ici. Enfin, pour le reste, je fais mes commissions et mes activités uniquement à pied. »

Geneviève, elle, constate que ses enfants souffrent davantage du phénomène. « Dès qu’ils doivent mettre de l’essence, je vois qu’ils cherchent le meilleur prix à la pompe sur Internet pour s’y rendre, explique-t-elle. Mon conjoint roule à l’électrique, donc, nous empruntons sa voiture pour faire nos sorties familiales, justement à cause du prix de l’essence. »

Covoiturage

Aussi, la jeune génération essaie de trouver des combines pour économiser de l’argent. « Ma fille se rend à l’école en faisant du covoiturage désormais, poursuit Geneviève. Mais je commence à voir que leur budget est plus serré, ces dernières semaines, concernant les deux. C’est certainement lié à l’essence. »

De son côté, Gilles fait le plein. Le Chamblyen semble serein concernant son budget. « Cela fait trois ans que je roule avec une voiture hybride. Je peux vous assurer que je sens la différence au chapitre du budget. En général, je n’ai besoin que d’un plein par mois. » Une astuce que partage Danièle. « Je fais de petites distances. Donc, mon budget n’est pas réellement affecté. En revanche, la voiture familiale étant une hybride, nous la prenons davantage. Je n’ai pas changé mes habitudes. »

Vers l’électrique

Les aléas du prix de l’essence se confirment chez les concessionnaires. Stéphanie Ostiguy, vice-présidente d’Ostiguy Ford à Richelieu, a constaté un phénomène. « Chaque fois que le prix du litre d’ordinaire dépasse 1,75 $, des conducteurs viennent nous rencontrer pour acheter des voitures électriques. L’impact sur les budgets est réel. De plus, les camions de la dernière génération sont vraiment performants. Ce n’est pas une donnée à négliger, car les dépenses pour rouler en voiture sont importantes, en témoigne la taxe sur l’immatriculation afin de financer les transports en commun. »