Famille de Carignan

Chambly : recevoir de l’aide et vouloir redonner

Après avoir été aidée, la Carignanoise Annick Dumaresq transmet à son fils Akim la valeur de l’altruisme, qui désire redonner au suivant.

Annick Dumaresq a vécu une situation interpersonnelle qui l’a rendue financièrement vulnérable. Avec son fils Akim, qui aura huit ans le 22 décembre, elle demeure sous le même toit que ses parents ainsi qu’avec sa grand-mère. « La meute » est tissée serrée.

La force du communautaire

La femme de 41 ans a eu besoin du réseau communautaire pour traverser ses difficultés. Le soutien du Carrefour familial du Richelieu lui a été salutaire. Ses parent y font d’ailleurs du bénévolat. « Ça a été comme ma deuxième maison. J’ai trouvé le réconfort avec eux », établit-elle initialement. L’organisme Aux sources du Bassin de Chambly (ASBC) est aussi entré dans sa vie pour lui porter main-forte.

Difficile de gâter

Comme c’est le cas de plusieurs familles en situation de précarité, Annick Dumaresq n’a pas été en mesure de « gâter » son fils lors des Fêtes. « On a beau dire que ce sont les bons moments qui comptent, mais quand on n’a que ça à offrir, des bons moments, on se sent cheap », confie-t-elle, la voix tremblotante. La maman raconte qu’une année, des cadeaux de Noël pour son fils lui sont parvenus du Carrefour familial et de l’organisme ASBC. « Ils m’ont dit que je n’avais pas à mentionner que ça venait d’eux », décrit-elle humblement, reconnaissante.

Lucide quant à la réalité

Devant sa réalité, Annick Dumaresq a voulu être transparente envers son fils. « Même si la vérité est dure, je veux qu’il soit au courant », assume-t-elle. Elle ne s’est pas cachée et a nommé à Akim l’aide dont elle a bénéficié.

C’est en allant voir un événement sportif à Montréal, l’an dernier, qu’Akim a été témoin de l’itinérance qui existe dans la métropole. « Ça a comme allumé quelque chose en lui », relate Mme Dumaresq. Les grands-parents d’Akim font des dons à ASBC pour la guignolée. Le garçon a souhaité voir concrètement ce que ça représentait. « Il a fait le tour de l’entrepôt avec les gens de l’organisme et a vu les denrées. Ils lui ont expliqué que, comme pour sa maman, les gens viennent chercher de la nourriture », résume Annick Dumaresq.

Des étoiles dans les yeux

L’enfant a, à son tour, remis des denrées. « Il avait des étoiles dans les yeux. C’était magique. Depuis ce jour, il n’arrête pas d’en parler. Il veut faire une différence et donner au suivant », affirme la maman, qui marque une pause, émue.

Annick Dumaresq fréquente par moments la friperie de l’organisme ASBC. Stable au travail depuis plus de deux ans, elle est reconnaissante de l’aide qu’elle a reçue et fière de voir cette valeur se transmettre à son garçon.