Chambly : un ancien contremaître ayant volé la Ville de Saint-Bruno embauché à Chambly

La Ville de Chambly a embauché un ancien contremaître des travaux publics (TP) de Saint-Bruno-de-Montarville ayant dû remettre sa démission. Elle soutient qu’elle ne demande plus systématiquement de références aux anciens employeurs.

La Ville de Chambly a embauché un ancien contremaître des TP de Saint-Bruno. En août 2023, ce contremaître avait remis sa démission après une enquête interne ayant mené à un constat de vols, notamment de bois. En mai 2026, la Ville de Chambly l’a embauché, toujours à titre de contremaître des TP.

Quand elle embauche un employé, Chambly informe qu’elle ne demande plus systématiquement de références auprès des employeurs précédents. « Ceux-ci sont généralement prudents lorsqu’ils formulent une appréciation négative, notamment en raison du risque de recours en diffamation. La sélection repose principalement sur l’analyse du dossier de candidature », explique-t-elle. Il est d’abord question de l’analyse des candidatures et des curriculums vitæ, puis d’une ou de plusieurs entrevues visant à évaluer l’expérience, les compétences et la correspondance du profil du candidat avec les exigences du poste.

Les villes se parlent-elles?

Nous avons demandé aux villes de Chambly et de Saint-Bruno si elles s’étaient parlé relativement à l’embauche du contremaître en question. Pour des « raisons de confidentialité », Chambly n’a pas voulu s’exprimer sur les démarches entourant l’embauche d’une personne en particulier, ni confirmer des échanges avec un autre employeur. De son côté, Saint-Bruno n’a pas souhaité commenter les dossiers individuels concernant ses employés ou ex-employés.

Encadrement et vérification

Danielle Pilette, experte de la gestion municipale, soutient que ce qui importe vraiment, c’est dans quelle mesure le candidat répondait aux critères. « Il peut être relativement difficile de trouver des employés qualifiés pour des postes de contremaître, et même pour d’autres métiers. Le plus important sera l’encadrement de ce contremaître ainsi que du service des TP. Un encadrement adéquat peut favoriser l’atteinte des résultats souhaités. Enfin, l’expérience de la démission et des conséquences qui en ont résulté a peut-être généré une correction de la trajectoire personnelle du contremaître », mentionne-t-elle au journal.

La professeure associée au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’UQAM estime qu’il serait étonnant qu’un employé de la Ville utilise à ses fins un camion de la Ville. « Généralement, de tels déplacements sont très observés dans les quartiers résidentiels et signalés par des citoyens à la Municipalité. Vous n’avez peut-être pas idée de tout ce qui est rapporté à chaque municipalité : les projets, même vagues, de rénovation des voisins, les déversements d’huile à moteur dans la canalisation, le transit d’un camion sur une rue où cela est prohibé, etc. Si elle a bien appliqué ses critères de sélection lors de la dotation du poste de contremaître, il appartiendra à la Ville de Chambly de donner suite aux informations pertinentes, le cas échéant », nomme-t-elle.

Danielle Pilette conclut ainsi : « Donc, deux mots pour Chambly : encadrement rigoureux et vérifications d’informations éventuelles… »

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