Jean-François Roberge a décidé de se représenter à sa succession pour le mandat de député du territoire de Chambly. Entre la guerre commerciale avec les États-Unis, l’identité culturelle et le coût de la vie, le candidat estime que beaucoup de travail est encore nécessaire sur le territoire de la circonscription de Chambly.
Monsieur Roberge, dans quel état d’esprit abordez-vous ce début de campagne électorale?
Je me mets dans les conditions d’être toujours au service des gens de la circonscription. Il reste tellement de travail à faire. Nous sommes au milieu de quelque chose. Le but est de protéger le Québec culturellement et économiquement. Donald Trump, le président des États-Unis, veut utiliser tout et n’importe quoi comme levier de négociations commerciales. Notre culture et notre langue ne seront jamais sujettes à négociations. Lorsque j’avais lancé cette dernière phrase lors d’une récente assemblée publique, la réaction de la foule m’a indiqué que la population était sensible à cela. Mais nous avons déjà eu des enjeux culturels avant Donald Trump.
Quelles sont vos priorités?
On a déjà deux chantiers avec l’identité québécoise et le volet économique liés au conflit avec les États-Unis. Mais c’est bien le coût de la vie qui est davantage au cœur des préoccupations de la population. Plusieurs ménages ont déjà des difficultés à payer leur loyer ainsi qu’à gérer leur budget de nourriture. Ils voient ainsi arriver la rentrée avec beaucoup d’appréhension. La capacité à faire face au quotidien est donc un enjeu primordial.
En tant que député, comment compterez-vous rectifier la situation?
Ce n’est pas l’affaire d’un député, mais d’une équipe entière. J’ai bien hâte de vous dévoiler les mesures, mais cela se fera progressivement avec la CAQ. Nous prévoyons une protection de notre économie, dont certains aspects seront très ciblés. Nous devons aussi faire attention aux dépenses publiques. Aussi, nous allons prendre soin de notre filet social avec une attention particulière aux personnes âgées à la retraite ainsi qu’à la préservation des emplois pour les personnes actives.
Justement, le milieu communautaire s’est plaint ces derniers mois du manque de moyens financiers pour remplir sa mission. Allez-vous les aider davantage?
Les organismes sont très présents sur le territoire de Chambly et leur aide permet de changer des vies. Ils vont pouvoir compter sur nous! Notre gouvernement a doublé son budget global dédié aux organismes communautaires, passant de 1,1 milliard à 2,2 milliards de dollars. Aucun autre gouvernement précédent ne peut se vanter d’une telle décision.
Pouvez-vous nommer une chose qui vous a frappé lors de votre mandat actuel?
Il s’en est passé, des choses, lors de ces quatre dernières années. Nous avons eu des changements climatiques, une sortie de confinement liée à la COVID et une entrée dans une guerre tarifaire avec les États-Unis. Nommer une chose, ce n’est pas facile, mais je vais quand même le faire en parlant de résilience. Car, malgré tous les défis qui se sont accumulés, nous ne sommes pas en si mauvaise posture au Québec.
Dans quelle mesure dites-vous cela?
Eh bien, il existe en effet des gens vulnérables au Québec, mais aussi des personnes qui en prennent soin. C’est au Québec que nous avons la meilleure cohésion sociale au pays. Il n’est pas nécessaire d’avoir des idées noires en permanence.