Chambly : l’opération Nez rouge en place

Depuis fin novembre, l’Opération Nez rouge est mise en place dans le secteur de Chambly grâce à la section Longueuil-Rive-Sud. Le service de raccompagnement à domicile pour les personnes aux facultés affaiblies se déroulera jusque dans la nuit du 31 décembre.

Cynthia Chartrand-Jetté se réjouit du début de la campagne Nez rouge. « C’est une période qui coïncide avec l’ouverture des festivités pour la fin de l’année. Les gens sont toujours très ouverts et très contents de nous voir. Quand on va dans les restaurants et les bars pour donner les affiches, on est attendus et l’ambiance est toujours très conviviale. »

La jeune femme, membre du club de natation Velox, participe depuis 20 ans aux campagnes Nez rouge. Coordonnatrice du club et de l’événement, elle affirme que sa motivation reste intacte. « J’ai commencé en 2005, lorsque j’étais athlète, et j’ai adoré l’expérience. J’étais bénévole sur la route et dans les équipes de promotion. Aujourd’hui, je continue avec d’autres responsabilités. »

D’ailleurs, par son rôle, Cynthia Chartrand-Jetté s’occupe des bénévoles. « On ne sait jamais exactement combien nous en aurons pour la saison, précise-t-elle. L’an passé, nous en comptions 532. Actuellement, nous comptons 30 équipes. » Dans son secteur, la section Longueuil-Rive-Sud compte entre autres Carignan, Chambly, Saint-Mathias-sur-Richelieu, Richelieu, Marieville et Sainte-Angèle-de-Monnoir.

Habitudes changeantes

Un territoire vaste que la coordonnatrice assure maîtriser. « Il est vrai que nous comptions 60 équipes avant la pandémie. Mais les jeunes consomment moins aujourd’hui et sont plus prévoyants, car ils prévoient un plan B. Mais les gens nous connaissent bien et nous appellent volontiers. Ainsi, nous gardons le même rythme de travail. »

Parmi eux, Louis Monty-Tremblay, propriétaire du bistro La Croisée des chemins, à Chambly, n’hésite pas à les solliciter. « On a même contribué à la conception de leur fascicule en prenant de la publicité, sourit-il. On s’est aussi récemment abonnés au service Tolérance Zéro.

Il est déjà aussi arrivé que nous appelions un bénévole de Nez rouge pour des clients. Mais c’est assez rare, car les gens sont prévoyants. Sinon, lorsque nous voyons une personne qui n’est pas apte à conduire, nous lui suggérons fortement d’appeler le service. »

Responsable

Du côté de la microbrasserie Délires et Délices, le barman Antoine Fombelle est satisfait du comportement de la clientèle concernant sa responsabilité au sujet de l’alcool au volant. « Ce sont souvent des gens raisonnables qui viennent consommer. C’est un lieu plus familial. S’il le faut, nous nous assurons d’adapter la consommation d’une personne si sa limite est atteinte. »

Pour parvenir à détecter les comportements potentiellement dangereux au volant, Antoine Fombelle livre quelques indices. « Dès qu’il y a des doutes, on ne prend pas de chance. Outre le nombre de consommations, on peut voir aussi dans le regard si tout va bien ou pas. C’est sûr que si la personne s’endort, elle ne prend pas le volant. Une collègue a déjà ramené un client après son service! »