Chambly : Les répercussions d’une grève du communautaire sur les usagers
Les centres communautaires proposent de l’aide tous les jours sur le territoire. Une grève de leurs services pourrait provoquer de lourdes conséquences sur leurs clients.
Nicole joue aux cartes au centre l’Entraide Plus. En ce lundi après-midi, la retraitée arbore un large sourire. « Nous sommes un groupe d’amis qui faisons nos activités en semaine, souvent dans les locaux de l’organisme. Il arrive même que l’on se voit à l’extérieur en fin de semaine pour un souper. »
Pour elle, l’Entraide Plus est un lieu de fréquentation quasi quotidien. « J’amenais mon mari à la halte-répit pour qu’il y mange. Avec le temps, je me suis mise à manger là aussi. Même seule à table, j’étais soutenue par l’ambiance qui règne dans le centre. J’y venais deux ou trois midis par semaine. J’ai commencé à me faire des connaissances qui sont ensuite devenues des amis. Actuellement, je viens pratiquement tous les jours et j’aide aussi au service pour le restaurant. Cela passe le temps et c’est agréable. »
De son côté, Christiane fréquente plusieurs centres communautaires, dont le Centre d’action bénévole (CAB) de Chambly. « Je sors justement d’une conférence sur les droits des grands-parents vis-à-vis des enfants, explique-t-elle. Je vais souvent à ces réunions. On peut parler de toutes sortes de choses, comme du cancer. La dernière fois, c’est même un homme ayant passé plusieurs années en prison qui était venu raconter sa vie. C’est toujours très intéressant, car on apprend beaucoup de choses et surtout, on nous recommande les bons établissements pour en savoir plus. »
Ponctuel ou régulier
Aussi, Christiane a déjà utilisé d’autres services. « J’ai utilisé par deux fois le service de transport pour les rendez-vous médicaux. C’est ponctuel et bien pratique lorsqu’on n’a personne pour nous conduire chez le médecin. »
À l’évocation du mouvement de grève dans le communautaire, Giovanni, lui aussi usager du CAB de Chambly, est catégorique. « Le communautaire est fondamental! C’est là que sortent les besoins et les opinions des usagers. C’est bien que les municipalités reconnaissent leur utilité, mais si elles veulent prendre des décisions, autant qu’elles soient éclairées. »
Giovanni vient parfois au centre communautaire. « Je viens voir si une activité peut m’intéresser, sourit-il. Aussi, cela me permet de rencontrer du monde, de briser la solitude. »
Ressource ultime
De son côté, Julie, résidente de Chambly, a fait appel à l’organisme Éduc à Tout, basé à Marieville, pour soutenir ses enfants dans leur parcours scolaire. « Un intervenant vient deux fois par semaine. Je n’ai pas la capacité pour les aider en mathématiques et l’organisme offre beaucoup de souplesse pour s’adapter aux enfants. »
Pour la mère de famille, une grève d’Éduc à Tout aurait de fâcheuses conséquences. « On s’approche de la fin de l’année scolaire. Mes enfants ont besoin de ce soutien plus que jamais. Éduc à Tout est ma seule ressource, car je n’ai pas les finances pour faire appel au privé. »
