Chambly : les indices du passé
L’historien chamblyen André Gousse a présenté une conférence sur les vêtements que portaient les habitants vers la fin de l’ère de la Nouvelle-France. Le spécialiste s’est basé sur plusieurs indices pour apporter ses conclusions au public de la Société d’histoire de la Seigneurie de Chambly et de la Société d’histoire et de généalogie des Quatre-Lieux.
Comment connaître davantage les us et coutumes en Nouvelle-France? André Gousse, historien chamblyen diplômé d’un baccalauréat en anthropologie à l’UQAM, a enquêté pour savoir comment les habitants s’habillaient à cette époque. Il a présenté ses observations au public de la Société d’histoire de la Seigneurie de Chambly et de la Société d’histoire et de généalogie des Quatre-Lieux.
Le Chamblyen a délimité une époque entre 1740 et 1760. « La France voyait d’un mauvais œil le développement d’une certaine autonomie dans les colonies. Les vêtements portés par les habitants de la Nouvelle-France provenaient principalement de France. On importait 400 différents produits de textiles! L’autre manière de se procurer des vêtements était d’acheter ceux des personnes décédées. Un vêtement était cher, à l’époque. »
Selon André Gousse, « les vêtements projetaient une certaine image dans la société. D’ailleurs, le rose était une couleur de puissance, car c’était une teinte de rouge. Nos ancêtres adoraient les couleurs ».
Des indices
Afin de pouvoir tirer plusieurs de ses conclusions, l’historien démontrait comment il pouvait trouver des indices. « On peut étudier les peintures de l’époque. En observant certains portraits, on s’aperçoit que certaines modes ressemblent aux mêmes qu’en France à la même époque. »
Aussi, les documents concernant les personnes décédées peuvent représenter une mine d’or. « Au moment de procéder à l’évaluation des biens d’une personne décédée, il était normal d’établir la liste du contenu de sa garde-robe, poursuit André Gousse. Enfin, si un corps était retrouvé, sans possibilité de retrouver son identité, le rapport décrivait distinctement ses vêtements. »
