Chambly : les bébés plantes pleines d’espoir
Le « Mois des bébés plantes » a pour objectif de vendre un maximum de pousses à travers le Québec. L’ensemble des dons locaux sera reversé au service néonatologie du Centre mère-enfant de l’Hôpital du Haut-Richelieu et à la recherche.
Sébastien Dion est enthousiaste. Le propriétaire de la Ferme Guyon, à Chambly, exploite l’un des deux points de vente locaux, avec la résidence Les jardins Bleu & Or de Richelieu, de l’initiative le « Mois des bébés plantes ». « Nous en avons déjà vendu plus de 600 lors des quatre premiers jours, sourit-il. L’année dernière, nous en avions vendu 2 600. J’aimerais que l’on puisse atteindre 20 000 $ de dons. »
Un symbole
Cette collecte de dons est importante aux yeux de Sébastien Dion. La moitié des profits est investie dans la recherche en néonatologie tandis que l’autre moitié ira au Centre mère-enfant de l’Hôpital du Haut-Richelieu. « Nous appuyons cette initiative depuis le premier jour, assure-t-il. La symbolique est grande entre les bébés plantes et les enfants. Les premiers jours vont dicter le rythme de développement. Il faut donc prendre soin de la plante. D’un autre côté, on reçoit beaucoup d’enfants à la ferme. C’est donc une cause qui nous touche. »
Ainsi, des plantes en devenir sont offertes au prix de 9,99 $. Le « Mois des bébés plantes » est une idée de l’horticultrice Mélanie Grégoire, à la suite de la naissance prématurée de son fils Laurent, en avril 2020, à seulement 30 semaines de grossesse. Après plus de deux mois aux soins néonataux et plusieurs complications liées à sa prématurité, Laurent a pu s’en sortir grâce aux avancées médicales et à la qualité des soins reçus. « Je ne soupçonnais pas un tel élan, confie Mélanie Grégoire. Je pensais le faire une fois, mais nous sommes encore là six ans plus tard. La cause des bébés prématurés n’est pas très connue. Les gens n’en parlent pas beaucoup et cela fait du bien de pouvoir le faire. »
Julie Coupal, directrice générale de la Fondation Santé, se réjouit de l’ampleur développée par le soutien à cette cause. « L’initiative est née d’une histoire très touchante. Quand on vit une telle situation, on connaît les enjeux, comme Mélanie Grégoire. L’argent récolté pour les unités de soins servira à améliorer les équipements pour les bébés et les aménagements pour les parents. »
