Chambly : le télétravail prisé
Alors que la première neige est tombée, plusieurs salariés privilégient le télétravail en accord avec les entreprises. Le phénomène est-il à la mode?
Le déconfinement lié au Covid a eu lieu depuis plus de quatre ans. À la mode à cette époque, le télétravail est toujours d’actualité dans plusieurs entreprises. Tempêtes de neige, service de transport en commun aléatoire ou encore juste préférence, le travail à domicile séduit les employés. La récente première neige tombée en Montérégie l’a rappelé.
« Le confinement durant le Covid a juste accéléré la tendance. » – Jean-Pierre Lanthier
« C’est même un argument à l’embauche, souligne Jean-Pierre Lanthier, directeur de CFARE, structure aidant à la recherche d’emploi à Marieville. Ce n’est pas toujours du télétravail à 100 %, cela peut être deux jours par semaine. C’est une habitude qui est restée après l’épidémie du Covid. Néanmoins, on constate quand même que les entreprises optent pour un retour du travail en entreprise. Cela permet de faire plus facilement le suivi auprès des employés. »
Le télétravail, oui mais…
Néanmoins, ce n’est pas la seule raison selon Élise Blouin, conseillère en gestion de carrière à Tandem Emploi à Chambly. « Certaines entreprises parlent de sentiment d’appartenance. Il est vrai que celles-ci veulent un retour au standard d’avant la pandémie. Cela peut créer des mésententes dans certains milieux de travail. Des employés y voient un enjeu de transport ou de voyagement. »
Le télétravail est recherché mais est-il possible pour tous? « Cela dépend des employés, poursuit Élise Blouin. Le télétravail est très personnel. Pour les personnes ayant besoin de contacts humains dans leur journée, cela peut être compliquée. Beaucoup de nos candidats le veulent au moins hybride. Après, cela dépend de l’ouverture de l’entreprise. »
Jean-Pierre Lanthier, lui, voit aussi un avantage pour les entreprises. « Cela leur permet d’étendre leur zone de recherche d’employés. Mais le télétravail demande de la discipline et cela n’est donc pas pour tous. Néanmoins, c’est une méthode de travail d’avenir. Le confinement durant le Covid a juste accéléré la tendance. Nous travaillons dans un monde informatique et les nouvelles générations s’y adaptent. »
Justement, les jeunes générations sont très sensibles à cela selon Roxane Reccodi, directrice des communications à la Chambre des Commerces et de l’Industrie de la Vallée-du-Richelieu et Rouville (CCIVRR). « La génération Z pensent d’abord à son bien-être. Si une entreprise ne propose pas de télétravail, elle perd automatiquement des points. »
Une région propice
Selon la directrice des communications, Chambly et sa région sont des lieux où le télétravail peut être très populaire. « Les entreprises d’ici sont plus conciliantes concernant le télétravail qu’au centre-ville de Montréal. Aussi, les employés peuvent éviter un trafic qui peut être lourd. Aussi, ici nous sommes en banlieue et les résidents habitent davantage de maisons que dans des villes comme Montréal. Ainsi, l’employé a plus de place pour installer son bureau. »
Roxane Reccodi affirme aussi que la CCIVRR est une adepte du télétravail. « On essaie d’être un employeur modèle afin que les employés puissent adapter plus facilement leur vie professionnelle avec leur vie privée. Mais certains employés sont plus facilement distraits. Donc le télétravail n’est pas fait pour tout le monde. »
