Chambly : le sonne-décrisse perturbe des citoyens

Durant la période estivale, plusieurs citoyens de Chambly se plaignent du jeu «sonne-décrisse». Une activité qui lasse les victimes.

Le « sonne-décrisse » tourne au harcèlement pour certains habitants de Chambly. Il consiste à venir sonner aux portes, quelle que soit l’heure de la journée ou de la nuit, et de s’échapper rapidement afin de ne pas être intercepté par la victime du canular.

« Cela s’était calmé durant l’automne dernier, mais les méfaits ont redémarré récemment, regrette une résidente du district du Canton. Récemment, un groupe de six jeunes cagoulés sont venus chez moi et ont fait de la casse sur mon terrain. J’ai l’impression qu’ils se font des défis! » D’autres personnes interrogées dans le quartier confirment ces dires.

S’il peut être interprété comme un simple jeu, le « sonne-décrisse » peut être puni légalement. « Les individus qui posent ce geste commettent une infraction au règlement municipal passible d’une amende de 200 $ plus les frais », précise la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, informant au passage n’avoir reçu aucun appel concernant ce type d’événement.

 » J’ai l’impression qu’ils se font des défis!  » – Une habitante de Chambly

Appel à la police

Pour se prémunir de ce problème, les solutions sont difficiles à trouver, à moins de faire appel aux services de police. « Les citoyens victimes de ce type de délit peuvent communiquer avec le service de police afin que les patrouilleurs tentent de localiser le ou les auteurs, poursuit la Régie. Bien évidemment, leur travail est facilité si nous avons une description des individus. »

Enfin, pour les citoyens qui veulent ou qui ont l’occasion d’intercepter les contrevenants, la situation reste délicate. « Nous invitons les citoyens à être prudents, à ne pas utiliser la force physique si la personne veut fuir, appuient les services de police. Cela est susceptible d’engendrer une escalade, amenant des complications et des risques beaucoup plus grands que l’infraction de départ. »