Chambly : le premier Festival d’humour réussi
Chambly a accueilli son premier Festival d’humour en Montérégie (FHEM) en fin de semaine dernière. L’organisatrice Geneviève Gagnon revient sur les trois jours de spectacles qu’elle considère comme « un succès »!
Que faut-il pour réussir un festival d’humour? L’humoriste Geneviève Gagnon s’est glissée pour la première fois dans la peau de l’organisatrice pour le FHEM et revient sur les éléments qui ont permis, selon elle, de « dépasser les attentes » lors de cette première édition, qui s’est déroulée en fin de semaine dernière essentiellement le long de l’avenue Bourgogne à Chambly.
« On a eu de bons humoristes. Cela fait plus de vingt ans que je suis dans le métier, donc les liens sont là. Nous sommes des gens qui nous encourageons. On s’est réservé les spectacles de manière informelle, entre amis. C’est de la pure générosité de leur part. Et à la fin, ils m’ont remerciée d’avoir été invités! D’autres m’ont déjà écrit pour venir l’année prochaine! »
Avec la qualité des artistes à l’affiche, l’organisatrice savait que la foule allait répondre présente. « Il faut aussi savoir que les gens se déplacent pour découvrir des humoristes, reprend-elle. On prend l’exemple de Ouellet. Cela fait 25 ans qu’il fait de l’humour et y excelle. Des gens ont appris à le connaître cette fin de semaine à Chambly et ont adoré! »
Un entourage optimal
L’humour ne fait pas tout dans un festival. Geneviève Gagnon tient aussi à souligner le cadre dont le FHEM a bénéficié de vendredi à dimanche. « On a d’abord eu le soleil et la température. Les spectacles étaient gratuits dehors et les gens pouvaient s’arrêter pour regarder. On a attiré 825 personnes vendredi soir! Aussi, entre les pistes cyclables, le bassin, les parcs et les commerces à proximité, Chambly est l’endroit parfait pour créer un petit festival! »
L’organisatrice revient sur ceux dont on parle moins, mais qui restent indispensables. « L’équipe bénévole était armée d’une solide passion. Il en faut pour monter et démonter des boîtes et des sites tous les matins et tous les soirs sous cette chaleur. Il faut visser et dévisser… Ce sont des choses que les gens ne voient pas, mais c’est essentiel! On a aussi pu aller dans des détails très importants comme les chaises. Souvent, les gens ramènent leurs propres sièges dans ce genre de festival. J’ai insisté pour que l’on puisse en disposer pour les passants afin que ceux qui découvrent puissent participer. Et cela n’a pas manqué! »
Enfin, pour le son et la lumière, Geneviève Gagnon a appelé une entreprise chamblyenne. « Même si je ne suis pas habituée à organiser, je connais assez bien le monde de la scène. Il faut des professionnels pour le son et la lumière. Quand on laisse une impression professionnelle, on est crédible. »
Ville de l’humour
Une prestation qui permet d’envisager la suite avec ambition. « Ma vision est d’être encore là dans vingt ou trente ans, assure l’humoriste. Je veux que le FHEM devienne un incontournable de l’humour, le festival à voir dans la région. Le plan pour le prochain festival est déjà entamé. Nous devons quand même rencontrer la Ville pour faire un bilan. On n’a plus le choix, les gens nous attendent désormais! Certains n’en revenaient pas que c’était seulement notre première édition. Tout a roulé dans l’organisation et le résultat est vraiment super! »
Aussi, Geneviève Gagnon a d’autres projets concernant l’humour à Chambly. « On veut qu’un lieu d’humour soit disponible à l’année longue dans la ville pour que les gens puissent voir des spectacles. Pour cela, on crée un Comedy Club dans une nouvelle salle de spectacles. Ainsi, après le blues, Chambly sera réputée pour son humour! »


