Chambly : le dossier du projet immobilier de l’ancien golf fait réagir
À la suite de l’abandon du projet immobilier sur le site de l’ancien golf, le conseiller du district du Bassin, Jean-Philippe Thibault, a tenu à clarifier sa position.
Début septembre, la Ville de Chambly officialisait la création du plus vaste parc naturel urbain de la municipalité grâce à l’acquisition de 70 % de l’ancien terrain de golf, au fil d’un communiqué, avec une photo des membres du conseil municipal à l’appui. Aujourd’hui, le projet est arrêté, la faute à une absence d’entente avec le propriétaire des lieux concernant le prix d’achat.
Au tribunal?
Une situation que reconnaît Jean-François Thibault, conseiller municipal du district du Bassin, où est situé l’ancien terrain de golf. « Avec le recul, cette annonce était peut-être prématurée en apparence, mais pas dans le contexte des informations dont je disposais. Les informations présentées au conseil laissaient croire que les conditions étaient réunies. Mais une annonce d’une telle ampleur aurait mérité davantage de prudence avant d’être présentée publiquement comme une acquisition conclue. »
Pour le conseiller, le projet avançait dans la bonne direction. « On me disait que les négociations entre le promoteur et le représentant du propriétaire allaient bon train. Le cadre légal était clair. D’ailleurs, le mandat du représentant du propriétaire est encore actif. »
Car, en plus de l’absence d’accord, des coûts ont été investis tout au long du processus concernant les ateliers de la cohorte citoyenne ou encore l’appui d’un urbaniste. « Je n’ai pas la somme exacte, même si je sais que ce sont des coûts importants, poursuit Jean-Philippe Thibault. C’est sûr que l’on est déçus que cet exercice n’a pas culminé, mais cela ne veut pas dire que l’ensemble des travaux est à refaire. La cohorte nous a permis d’établir les attentes des citoyens envers le type de développement, son emplacement et son volume. »
Dès lors, un nouveau projet pourrait-il voir le jour prochainement? « C’est encore trop tôt, car il faut voir comment la situation va se tourner avec les acteurs engagés actuellement, assure Jean-Philippe Thibault. Depuis la Commission Charbonneau, nous ne voulons pas traiter directement avec les propriétaires. On passe par des promoteurs qui délivrent des ententes avec les propriétaires. En cas d’absence d’accord, il se pourrait que le dossier se judiciarise. »
