Chambly : l’association festive naturelle faite avec les bulles
Marc-Antoine Bergeron, sommelier qui propose Atelier Bulles au Délires et Délices de Chambly, le 14 décembre, parle de la corrélation entre l’alcool effervescent et les festivités.
Pendant les Fêtes, il se consomme des bulles. Que ce soit mousseux ou champagne, pour les mieux nantis, le liquide est associé aux festivités. « On ouvre une bouteille, parfois avec un cérémonial, accompagné du bruit du bouchon. C’est le symbole de la fête. Ça évoque le succès, la joie, l’effervescence », décrit Marc-Antoine Bergeron, sommelier. Il indique aussi l’effet du gaz carbonique des bulles, qui nous « rentre un peu plus dedans ».
Être un bon sommelier
Marc-Antoine Bergeron est sommelier depuis 2017. Initialement, pour être un bon sommelier, il indique la notion de passion. « C’est un domaine qui est plus facile d’en être passionné. Le vin, c’est le fun, c’est enivrant », convient l’homme.
Il a travaillé en restauration pendant une vingtaine d’années. « En plus de la passion, il faut avoir envie de la partager, que ce soit à travers l’histoire ou l’information. Il faut que tu puisses la véhiculer », définit-il.
Ne pas faire la différence
Plusieurs consommateurs ne sauraient faire la différence entre un vin mousseux et un champagne. « C’est normal. Ce qui va nous toucher le plus, c’est l’effervescence, qu’elle vienne d’une méthode ou l’autre. Après ça, en ayant fait les différenciations et les dégustations successives en atelier, on sera capable de sentir les différences. C’est en en parlant que l’on arrive à en devenir plus connaisseur, à se donner des repères et à apprendre à l’exprimer », considère Marc-Antoine Bergeron.
Notion de sucre
Des acheteurs se fient au fameux deux grammes de sucre par litre dans le vin pour confectionner leur sélection et ne vont pas au-dessus de ce taux. Dans les vins pétillants, la notion de sucre n’est pas à négliger. « On n’a pas cette même sensation, car la bulle, dans le vin mousseux, nous coupe la sensation de sucre. On entend parfois les gens dire vouloir un vin hyper sec, et quand ils arrivent au mousseux, ils ont un choc. Après, c’est de voir si tu aimes ou pas, ça dépend des goûts. C’est de trouver son équilibre », décrit le sommelier.
Une pause après les Fêtes
À force de goûter tant de vins, y a-t-il le risque d’en devenir saturé? « Il faut que tu te gardes en forme et que tu connaisses tes limites. Je pense que tout sommelier a un petit alcoolique en lui, caché dans le tiroir quelque part. Il faut que tu sois capable de doser. J’aime goûter plein de saveurs, mais je vais recracher après. Quand tu as plusieurs dizaines de produits à goûter, tu n’as pas le choix de cracher. Il arrive que tu tombes sur une pépite de haute valeur que tu choisis de goûter intégralement, mais même si c’est le fun, boire, il n’y a pas que ça dans la vie. Tu veux continuer à être fonctionnel. Naturellement, après le temps des Fêtes, on dirait que c’est plus facile de devenir plus raisonnable », convient en terminant M. Bergeron.
Méthodes de production
Les méthodes de production de champagnes et mousseux décrites par la Société des alcools du Québec sont : méthode traditionnelle (dite champenoise), cuve close (ou charmat), méthode rurale (ou ancestrale) et méthode de gazéification.
