Chambly : l’activité physique et cérébrale pour rester en santé
Qu’elle soit physique ou sportive, l’activité est bénéfique pour la santé des aînés. Plusieurs acteurs locaux encouragent l’initiative.
Comme chaque jour, Suzy est fidèle au poste sur son tapis roulant à la salle de sports. Ensuite, la sportive de 69 ans effectue du renforcement musculaire. « J’adore faire du sport! Prendre soin de ma santé est l’une des raisons, mais la principale, c’est que c’est une passion depuis le début des années 2000. D’ailleurs, j’encourage tout le monde à faire un minimum d’exercice par semaine. »
Un point de vue que partage Cyntia Théberge, présidente du Trifort de Chambly, association de triathlon. « L’idéal est de réaliser 150 minutes à intensité modérée de sport par semaine en plus de renforcement musculaire, souligne-t-elle. Aussi, cela dépend de la forme physique initiale de la personne. A-t-elle des problèmes de santé? Des maladies chroniques? Ou encore des blessures musculaires? »
Durant l’hiver, la présidente continue le sport au rythme de deux séances de course à l’extérieur, deux de natation et du vélo d’intérieur. « Peu importe l’état de forme, on est toujours capable de trouver son compte, poursuit Cyntia Théberge. La course n’est pas une contre-indication, mais on peut commencer par faire de la marche ou bien alterner les deux activités. Ensuite, des sports comme la natation sont plus doux et moins exigeants envers les articulations. Enfin, on peut combiner les sports cardiovasculaires si le corps en est capable. En bout de ligne, le sport éloigne les maladies chroniques. »
Influence sur le physique et le mental
Cyntia Théberge revient aussi sur les bienfaits du sport sur la santé mentale. « Cela libère du stress et de l’anxiété. Le sport permet aussi de rencontrer du monde, ce qui peut aider à lutter contre la dépression liée à l’isolement. Les bienfaits sont énormes! »
Une vision que Katheryne Pinsonnault, directrice adjointe du service de prévention et d’accompagnement à la Société Alzheimer du Haut-Richelieu, vit au quotidien. « Il faut privilégier la stimulation cognitive et physique, explique-t-elle. On peut faire de petites séances au quotidien. Le renforcement musculaire peut être bénéfique pour prévenir les chutes ou le risque cardiovasculaire. Néanmoins, il faut y aller selon ses limites, sinon il existe un risque de blessure et ce n’est pas cela que l’on souhaite. »
Habitudes
Pour aider cela, l’association offre des activités physiques mais se concentre aussi sur le cognitif. « Nous proposons des programmes sur les deux thèmes, poursuit Katheryne Pinsonnault. On conseille aussi des activités quotidiennes, comme le sudoku, pour des personnes qui n’en ont jamais fait. Par contre, cela serait non productif pour des personnes habituées qui ne stimulent pas leurs neurones pour les réaliser. La répétition a ses limites, alors on peut varier les plaisirs en jouant aux échecs, au bridge, ou bien en apprenant une nouvelle langue. »
Ce discours pourrait bien changer la vie de bon nombre de personnes âgées. Sont-elles réceptives à cela? « Quand on prend le temps d’expliquer, les gens écoutent, assure la directrice adjointe à la Société Alzheimer du Haut-Richelieu. On peut réaliser tout cela tout au long de notre vie sociale active en sortant régulièrement pour aller dans les musées ou assister à des concerts. C’est une question d’habitude. On peut agir sur le diabète, l’hypertension ou encore l’obésité en prenant soin de nos activités, de notre alimentation et en réduisant, voire en supprimant le tabagisme ou l’alcool. »
